Accueil > Ricochets > Année 2 > Ricochets/ Année 2/ Semaine 42
1/ Des sédiments sont déposés au fond de soi. Ainsi que du silence qu’il faut savoir écouter. Alors même que l’on pensait ne plus en avoir la nécessité, voilà que cela remue dans les tréfonds de soi, et qu’une décision que l’on était prêt à prendre est totalement remise en cause parce que, tout au fond, quelque chose remue et nous fait reconsidérer le choix qui allait se faire. Alors, s’écouter.
2/ Dans un dehors où semble-t-il il n’y a personne, poursuivre son errance, puisque rien d’autre n’est à trouver. Errer sans se perdre. Poser le regard sur ce qui importe et porte vers un au-delà de soi. C’est un sentiment de vie qui me suffit. Avec le vol d’un oiseau qui traverse et révèle ce qui au fond de soi est en train de se dire se balbutier, et de s’écrire.
3/ Sentiment d’être vivante dans le fait même d’être dans un état de pensée, par exemple, pendant une lecture que je suspends le temps de reprendre le fil des mots afin de bien réaliser ce qui veut se dire là, ou bien lorsque cela s’écrit, à la vue des mots qui prennent forme sur l’écran d’ordinateur pour tenter de mettre face à moi, dans le miroir, les circonvolutions étranges qui m’habitent.
4/ Comme une vague de clarté, la nécessité de lire, ne serait-ce que quelques lignes, pour commencer la journée. Ouvrir le livre, celui du matin, qui se donne par à-coups de notations, de pensées brèves, de citations hétérogènes, et s’immiscer dans ce qui sera la vie de ce joue, en espérant pouvoir la traverser avec un esprit à la hauteur de ce qui se demande pour être soi dans sa totalité.
5/ Quelque chose s’immisce au plus profond de soi sans pouvoir être nommée. On absorbe sans se poser trop de questions, comme une belle journée de lumière qui déboulerait sans crier gare en plein milieu d’une période de brouillard. Cela aère l’esprit et permet de penser plus large, et plus haut aussi sans doute. Se découvrir penseur de l’instant et écrire face à l’éclat qui soulève et apaise.dans un même élan.
6/ Comment ne pas ressentir l’être en devenir que sont ces fillettes, que je côtoie un jour par semaine, et dont je m’émerveille à chaque rencontre, en prenant acte de ce que chacune a de plus que la semaine précédente. En chacune d’elles, se développe une réalité dont toutes les clés ne nous sont pas données. Chaque jour leur devenir soi se consolide et trace son chemin
