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	<title>Jardin d'ombres</title>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 49</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Anh Mat</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Je me tiens dans mon clo&#238;tre de silences. Des silences nourris de tous les livres qui repoussent les murs. Ceux que j'ai lus, aim&#233;s, et ceux qui patientent encore, dont j'ai juste effleur&#233; d'une main gourmande la couverture, feuillet&#233; quelques pages, lu un paragraphe ou deux...Dans chaque clo&#238;tre une lumi&#232;re particuli&#232;re se glisse qui donne &#224; voir ce qui se doit. Je ne suis oblig&#233;e &#224; rien : &#234;tre l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Les couleurs ne viennent pas toujours de l'ailleurs d'un dehors. Une journ&#233;e d'ombres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-2" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/anh-mat" rel="tag"&gt;Anh Mat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/christine-jeanney" rel="tag"&gt;Christine Jeanney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1220172.jpg?1776007248' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Je me tiens dans mon clo&#238;tre de silences. Des silences nourris de tous les livres qui repoussent les murs. Ceux que j'ai lus, aim&#233;s, et ceux qui patientent encore, dont j'ai juste effleur&#233; d'une main gourmande la couverture, feuillet&#233; quelques pages, lu un paragraphe ou deux...Dans chaque clo&#238;tre une lumi&#232;re particuli&#232;re se glisse qui donne &#224; voir ce qui se doit. Je ne suis oblig&#233;e &#224; rien : &#234;tre l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Les couleurs ne viennent pas toujours de l'ailleurs d'un dehors. Une journ&#233;e d'ombres se r&#233;v&#232;le pleine d'intensit&#233;s color&#233;es. Sous les paupi&#232;res cela irise.Des pr&#233;sences se sont install&#233;es. Sous le voile de nos yeux, certaines choses tentent de s'exprimer, de laisser libre cours au songe o&#249; les forces puisent. Et cela dialogue dans le plus grand silence. Et l'on se trouve soudain comme une branche luttant en vain contre le courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Je lis : &lt;i&gt;chaque phrase est pos&#233;e sur l'&#233;chafaudage de soi&lt;/i&gt; *. M&#234;me si les planches qui fabriquent l'&#233;chafaudage o&#249; j'essaie de rester debout, ne sont pas de premi&#232;re jeunesse, l'image est l&#224; pos&#233;e devant mon regard. Elle donne le d&#233;sir et la pulsion de continuer. A la fois une vision vers l'arri&#232;re se cr&#233;e, une vision d'un maintenant en recherche d'&#233;quilibre et une troisi&#232;me vision tourn&#233;e vers un futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Je lis : &lt;i&gt;je vais tout remettre &#224; plat&lt;/i&gt;*. C'est aussi ce que je pense &#224; faire dans de nombreux domaines afin de ne pas me d&#233;courager et poursuivre le travail que je suis cens&#233;e poursuivre, que je m'oblige &#224; maintenir en vie, m&#234;me si je ne suis oblig&#233;e en rien. Cela m'importe de mener un peu plus loin des projets qui n'int&#233;ressent que moi, mais qui me maintiennent debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Il faut bien constater que le temps ne m'attend pas, qu'il file &#224; son rythme et que j'ai pris du retard dans de nombreuses taches que je veux mener &#224; bien toutes ensemble. Il serait peut-&#234;tre bon de se dire qu'il faut faire des choix et que je n'ai plus l'&#233;nergie n&#233;cessaire pour tout porter. Le probl&#232;me est de savoir lequel de ces projets je devrais abandonner sur le bord...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Cette impression de passer d'une forme de soi &#224; une autre forme de soi en un temps assez bref, fait que l'on a du mal &#224; savoir qui l'on est r&#233;ellement. Comme si l'on &#233;tait forc&#233; d'endosser des parures diff&#233;rentes, d'en fa&#231;onner de nouvelles, pour &#233;conomiser chacune de ces apparences et ainsi, au travers de ses sortes de m&#233;tamorphoses, &#224; vivre avec plus d'intensit&#233;. Sensation profonde et intime de cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/Je lis :&lt;i&gt;&#233;crire pour me dissoudre dans mes propres voix&lt;/i&gt;**. Dans celles de la nuit qui prennent des chemins de traverse, et dans celles qui obstruent mes l&#232;vres le jour. Tout ce qui se parle et dont on n'arrive pas &#224; interpr&#233;ter toutes les phrases, tout ce qui va et vient sans crier gare, passe en t&#234;te puis se dilue entre les ar&#234;tes du temps et la conscience de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Christine Jeanney site Tentatives&lt;br class='autobr' /&gt;
**Anh Mat:site Les jours &#233;chou&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 9</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-9</link>
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		<dc:date>2026-03-30T08:42:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Antoine Emaz</dc:subject>
		<dc:subject>Anh Mat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Construire son propre temps, c'est prendre soin de soi. Ouvrir les portes &#224; ce je qui r&#233;clame souffle. Ne pas oublier que l'on &#233;volue toujours dans une d&#233;marche d'apprentissage, de d&#233;couverte, de traduction, d'interpr&#233;tation. Il reste &#224; donner sens. Par la langue. La laisser r&#233;sonner, et peut-&#234;tre m&#234;me se laisser soigner par elle. Une th&#233;rapie par la lecture et l'&#233;criture intimement li&#233;es. Tel un canari dans une galerie de mine. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Quelle main secourable, jaillissant des orni&#232;res de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/antoine-emaz" rel="tag"&gt;Antoine Emaz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/anh-mat" rel="tag"&gt;Anh Mat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1180766.jpg?1774861435' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Construire son propre temps, c'est prendre soin de soi. Ouvrir les portes &#224; ce je qui r&#233;clame souffle. Ne pas oublier que l'on &#233;volue toujours dans une d&#233;marche d'apprentissage, de d&#233;couverte, de traduction, d'interpr&#233;tation. Il reste &#224; donner sens. Par la langue. La laisser r&#233;sonner, et peut-&#234;tre m&#234;me se laisser soigner par elle. Une th&#233;rapie par la lecture et l'&#233;criture intimement li&#233;es. Tel un canari dans une galerie de mine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Quelle main secourable, jaillissant des orni&#232;res de la vie, sinon celle de la lecture... C'est ce que nous redit Marcel Proust dans &lt;i&gt;Sur la lecture&lt;/i&gt;. Et l'on sait d'exp&#233;rience que cette assertion est fiable. Cette impulsion venue de ce qui est &#233;crit vient toucher ce quelque chose au fond de soi qui, seul, ne parvenait pas &#224; s'exprimer. Les deux intimes se rejoignent et s'accompagnent. Virgile et Dante au paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ &lt;i&gt;Suffit d'entamer le tunnel d'une phrase&lt;/i&gt;* et se laisser emporter. Cela vaut pour la lecture. Mais aussi pour l'&#233;criture. Le temps s'articule alors d'une toute autre mani&#232;re. Le temps &#233;prouv&#233; se conjugue avec distorsion et s'&#233;loigne d'une r&#233;alit&#233; &#224; laquelle on pr&#233;f&#232;re son propre r&#233;el. On se recroqueville dans cette orni&#232;re choisie, le regard port&#233; sur un horizon autre, hors de tout pr&#233;sent, et porteur d'ailes aux lettres de r&#234;verie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ D'o&#249; viennent les forces n&#233;cessaires &#224; enjamber les obstacles qui se dressent sur les parois du jour ? L'&#233;lan qui pousse &#224; aller de l'avant en faisant fi de la r&#233;alit&#233;, en martelant qu'il faut aller au bout de sa route, et trouver en soi l'&#233;quilibre interne, le possible dans cet impossible qui se dresse, avec impertinence, devant soi. Il suffirait d'aller de l'avant, de dire on continue et basta. &lt;br class='autobr' /&gt;
5/ Y-a-t-il vraiment une route que l'on aurait &#224; suivre... Ne seraient-ce pas plut&#244;t des encha&#238;nements de carrefours, avec m&#234;me la pr&#233;sence de ronds-points, pour pouvoir tourner un peu en rond, et revenir m&#234;me sur les orni&#232;res creus&#233;es... Personne ne sait vraiment o&#249; il se dirige, o&#249; ses pas le conduisent. Les vies sont faites de solitudes sans certitudes. Mais de solitudes entrouvertes, avec des choix pour briser les lignes droites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/&lt;i&gt; Peu. Rien. Silence. Tenir. Sauf. &#201;crire. Calme. Carnet. Po&#232;me. Rester l&#224;. C'est .Dehors. Dedans. On peut . Comme si de rien. Mur.Os. Peu de bruit. Fond de ciel. On est l&#224;. On ne sait pas. Personne. Une fa&#231;on de peu. Comme devant un seuil. Plier langue.Plus rien. Bouts de jour. Pour ouvrir l'&#339;il. Comme des mots. Au pied du mur. On est debout. En face. Ombre. La t&#234;te se creuse.&lt;/i&gt;**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Dans les recoins de nos vies minuscules, garder corps. Et mots. Sans autre boussole que ce qui fr&#233;mit en notre intime. Prendre image chez le petit enfant qui d&#233;couvre l'&#233;quilibre de la marche, rit de cette victoire incroyable et avance, avance encore plus loin. Dans le risque de son pas. Et le d&#233;sir du pas d'apr&#232;s. De soi &#224; hors de soi. Vers la main tendue et les bras ouverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Ahn Mat dans un commentaire sur Facebook &#034;et on ne sait pas o&#249; la nuit va s'arr&#234;ter &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
** Antoine Emaz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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