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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 21</title>
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		<dc:date>2026-03-31T14:52:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Anselm Kiefer</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Sur l'autre versant l'effroi d'obscurit&#233;. Il faut continuer d'avancer, avec des paroles vaines et d&#233;pourvues d'avenir, dans ce d&#233;clin des jours o&#249; tout nous aspire. Les incertitudes se multiplient mais elles ont toujours &#233;t&#233; pr&#233;sentes et l'on n'y songeait gu&#232;re. Mais en esprit des d&#233;sirs non encore effeuill&#233;s se profilent, font signe dans ce monde un peu flou o&#249; l'on poursuit sa route , les &#233;paules un peu plus courb&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Comme un songe baign&#233; des peurs de la vie, grises sont les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/anselm-kiefer" rel="tag"&gt;Anselm Kiefer&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Sur l'autre versant l'effroi d'obscurit&#233;. Il faut continuer d'avancer, avec des paroles vaines et d&#233;pourvues d'avenir, dans ce d&#233;clin des jours o&#249; tout nous aspire. Les incertitudes se multiplient mais elles ont toujours &#233;t&#233; pr&#233;sentes et l'on n'y songeait gu&#232;re. Mais en esprit des d&#233;sirs non encore effeuill&#233;s se profilent, font signe dans ce monde un peu flou o&#249; l'on poursuit sa route , les &#233;paules un peu plus courb&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Comme un songe baign&#233; des peurs de la vie, grises sont les pens&#233;es qui naissent lorsque l'&#233;veil s'immisce, alors m&#234;me que la nuit n'en a pas finit de rouler ses rochers. Ballot&#233;e sur les r&#233;cifs, entre sable et mer, on tourne et retourne le corps entre les draps, b&#226;tissant le jour &#224; venir comme une tour avec de petites lattes en bois que l'on envoie voler d'un coup de pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Du d&#233;sordre sur la face du matin. Des bribes de r&#234;ves, sauv&#233;es de la grisaille de la nuit, s'&#233;parpillent en gouttes de pluie. Inattendue trou&#233;e de lumi&#232;re puis plus rien : tout s'&#233;vapore.Tourner la page de ce trop plein d'images disparues, reflu&#233;es dans l'antre de l'autre soi. Enjamber le seuil d'un d&#233;sormais, et affronter les questions qui serpentent sans bruit en bordure du pas. Les heures incertaines s'huilent du d&#233;sir d'avancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Attirance ou fascination pour le lent d&#233;fil&#233; de visions &#233;long&#233;es en bordure de ces routes qui ondulent, au gr&#233; des reliefs, ou s'embrochent dans une ligne int&#232;gre et directe menant droit au but. Mais de but il n'y en a pas, aucun d&#233;sir de relier un quelque part. Seuls les talus, les bas-c&#244;t&#233;s, l&#233;s &#233;tendues qui &#233;cartent le soupirail d'&#339;il o&#249; s'&#233;bauche quelque hallucination o&#249; s'&#233;garent des divagations sans objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Pourquoi toujours vouloir tenir la chronique de ces quelques grains de sable d'hier, d&#233;j&#224; perdus, aspir&#233;s dans le columbarium universel, et, il faut bien le reconna&#238;tre, qui ne sont pas les grains de sable dignes d'une dune, mais plut&#244;t ceux qui s'enfoncent sous la plage, ceux sans int&#233;r&#234;t, dont l'oubli est bienfaisant. Quant aux grains du pr&#233;sent, ils s'accolent silencieux &#224; ceux d'hier, s'enfoncent dans le ni sable ni rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Crudit&#233; de la lumi&#232;re en cette matin&#233;e, apr&#232;s des jours de ciels houleux, p&#233;tris d'aplats de grisailles au d&#233;grad&#233; d'ombres, m&#234;me pas un clair-obscur, mais plut&#244;t une nuit diurne. Alors cet &#233;clat de rire de la lumi&#232;re fulgure et darde, de son opulence tout d&#233;tail qui s'enflamme soudain, voulant pr&#233;server ce terreau de clart&#233; o&#249; se pr&#233;lasser un peu, s'y perdre m&#234;me, en toute conscience de l'illusion o&#249; nous sommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ &lt;i&gt;Toutes les personnes qui tombent ont des ailes&lt;/i&gt;. Lu ou entendu, je ne sais plus, dans le film Anselm consacr&#233; &#224; Anselm Kiefer. Et je pense oui, j'ai vol&#233; lors de ma chute dans un escalier il y a quatre ans, et c'est de cela dont je garde le souvenir, cette &#233;trange sensation d'envol plus que la r&#233;ception sur la t&#234;te et les blessures r&#233;sultantes. Des ailes, oui bien s&#251;r.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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