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	<title>Jardin d'ombres</title>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 38</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Michon</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Ne savoir que se taire au c&#339;ur de ces espaces o&#249; tout est plus grand que soi. &#201;couter le vent qui va et vient et crie la beaut&#233; des lieux. Il &#233;corche les peaux pour y laisser l'empreinte du beau. Il rassemble puis &#233;parpille les rubans de pens&#233;es vol&#233;es au temps qui passe., tressant une parure de p&#233;tales. On ne peut que donner son assentiment &#224; cette envol&#233;e du vent. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Je regarde des photos de lichens, comme je regarderai un tableau dans un mus&#233;e. Celle du Graphis scripta, dit aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-michon" rel="tag"&gt;Pierre Michon&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Ne savoir que se taire au c&#339;ur de ces espaces o&#249; tout est plus grand que soi. &#201;couter le vent qui va et vient et crie la beaut&#233; des lieux. Il &#233;corche les peaux pour y laisser l'empreinte du beau. Il rassemble puis &#233;parpille les rubans de pens&#233;es vol&#233;es au temps qui passe., tressant une parure de p&#233;tales. On ne peut que donner son assentiment &#224; cette envol&#233;e du vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Je regarde des photos de lichens, comme je regarderai un tableau dans un mus&#233;e. Celle du &lt;i&gt;Graphis scripta&lt;/i&gt;, dit aussi lichen &#224; &#233;criture secr&#232;te, avec le dessin de lirelles ( du latin &lt;i&gt;lira&lt;/i&gt; qui veut dire sillon). Tenter de se glisser entre les lirelles incrust&#233;es sur les &#233;corces d'arbres, dans la qu&#234;te toujours renouvel&#233;e d'une &#233;criture nouvelle. Les lichens, signes parsem&#233;s, comme l'art du d&#233;chiffrement de ce qui est cach&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Tout est un peu vague et indistinct. Ce qui ne peut se peindre peut-il se d&#233;plier en mots ? Les &#233;motions peuvent-elles prendre phrases ? Parfois chez l'enfant juste les larmes, sans pouvoir dire leur origine. Pleurer pour laisser s'&#233;couler une tension trop forte, ou quelque chose que l'enfant lui-m&#234;me ne sait pas, mais qui le d&#233;borde. Un ruban d'&#233;motions enfantines qui se d&#233;roule dans ce chagrin dont on ne saura rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Quelle chair pour l'&#233;ph&#233;m&#232;re ? Mais il n'a que des ailes pour rayer la lumi&#232;re du matin. &#192; peine le temps de se saluer qu'il s'est retir&#233; dans cet autre monde o&#249; l'on ne se croise pas. Il ne reste qu'&#224; poursuivre un dialogue int&#233;rieur et inventer ce qui aurait pu &#234;tre. Ce n'&#233;tait qu'un fant&#244;me errant entre les pages &#233;corn&#233;es des jours. Le livre d'une vie venait de se fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ On ne sait pourquoi mais parfois on pose la main sur un livre miroir o&#249; tr&#232;s vite on y d&#233;taille des traits, des contours, des grimaces ou des sourires. Les rides du temps ont creus&#233; les m&#234;mes sillons que sur son visage et l'on ne serait gu&#232;re &#233;tonn&#233; qu'il prononce notre nom. Il peut parler d'enfance, d'adolescence ou de maintenant, il y a comme une bu&#233;e de soi qui s'&#233;vapore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/&lt;i&gt; Quand on apprend &#224; lire avec sa m&#232;re, &#231;a teinte &#224; jamais le savoir d'affectivit&#233;&lt;/i&gt;, dixit Pierre Michon. J'ai v&#233;cu cela, sans m'en souvenir malheureusement. Je suis pass&#233;e de la moyenne section au CP, car j'avais d&#233;j&#224; les notions de la lecture. Comment se peut-il que je n'en ai gard&#233; traces, sinon peut-&#234;tre cette joie de la lecture, du livre comme source de bien-&#234;tre et de lieu &#233;ternel de refuge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ &#201;crire par petits bouts, par petites touches, autrement dit par fragments n'est rien d'autre que se tenir au centre d'une toile dont on fait vibrer de temps &#224; autre un fil, qui par tremblement en suscite un autre, et encore un autre. &#201;crire par ondes successives et tenter, sur du pas grand chose, de dire du presque rien. Et l'&#233;criture pousse, grandit. Juste avancer de petits riens en petits riens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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