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	<title>Jardin d'ombres</title>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 48</title>
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		<dc:date>2026-04-01T09:50:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Rimbaud</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Sur les l&#232;vres du r&#233;veil, les vers d'un po&#232;me de Rimbaud appris durant l'enfance, mais il en manque des bribes qu'il faudra rechercher, la m&#233;moire n'est pas toujours fid&#232;le. Par petites touches, recoller les morceaux oubli&#233;s, qui renaissent, se ramifient et pouvoir murmurer le sonnet presque dans son int&#233;gralit&#233;. Le premier geste du matin sera de chercher les vers &#233;gar&#233;s, j'avais oubli&#233; de tirer les &#233;lastiques de mes souliers bless&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Si peu dans le pr&#233;sent de cet instant, celui qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/arthur-rimbaud" rel="tag"&gt;Arthur Rimbaud&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Sur les l&#232;vres du r&#233;veil, les vers d'un po&#232;me de Rimbaud appris durant l'enfance, mais il en manque des bribes qu'il faudra rechercher, la m&#233;moire n'est pas toujours fid&#232;le. Par petites touches, recoller les morceaux oubli&#233;s, qui renaissent, se ramifient et pouvoir murmurer le sonnet presque dans son int&#233;gralit&#233;. Le premier geste du matin sera de chercher les vers &#233;gar&#233;s, j'avais oubli&#233; de tirer &lt;i&gt;les &#233;lastiques de mes souliers bless&#233;s&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Si peu dans le pr&#233;sent de cet instant, celui qui a une valeur dont on n'a pas le loisir de go&#251;ter la saveur, si peu dans le ici, mais toujours en &#233;cho &#224; me rem&#233;morer un moment du pass&#233; dont on corrigerait bien quelques asp&#233;rit&#233;s, ou alors dans le songe d'un futur o&#249; &#234;tre, et r&#233;aliser les projets qui me tiennent &#224; c&#339;ur. Seule l'&#233;criture crie l'instant, lui donne corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Camille Pissaro sugg&#232;re &#224; Paul C&#233;zanne d'&#233;claircir sa palette, de fragmenter les touches, de les orienter, et de restituer la sensation qu'il &#233;prouve face au paysage. Mais combien de temps faut-t-il pour traduire cela ? C'est la sensation qui guide les couleurs, les mots, et qui laisse exister une forme d'authenticit&#233;. Et quand ce que l'on voudrait dire se tient cach&#233; sous terre, bien enserr&#233; entre les racines de l'obscur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Au bord de la musique qui coule, sautille dans le lecteur de CD. Chaque note veut danser seule. Et les accords les entra&#238;nent : j'&#233;coute et vois les mains sur le piano seul m&#233;dium des morceaux qui d&#233;filent et apaisent, sans savoir comment, mon esprit. Et Virginia Woolf en filigrane puisque c'est la musique du film &lt;i&gt;The Hours&lt;/i&gt;, compos&#233;e par Philip Glass. Tendre l'oreille au lent mouvement des ombres qui s'&#233;chappent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Ce serait comme fabriquer des couleurs. Sans se pr&#233;occuper de savoir la teinte que cela pourrait prendre. Les tonalit&#233;s ont quelque chose &#224; voir avec le pourquoi pas ou le &#224; jamais ou encore pour toujours. Tout cela est malax&#233; comme de l'argile dont on a aucune id&#233;e de ce qui va se modeler entre les doigts. Alors disharmonie, s&#251;rement, et une sorte de magma d'instants r&#233;els, d'un d&#233;j&#224; l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Au fond des moments du jour &#233;coul&#233;. Ce qui s'est emm&#234;l&#233; entre les minutes et les heures sans savoir. Les intensit&#233;s &#233;motionnelles qui ont fluctu&#233; entre tendresses re&#231;ues et les doutes essentiels qui retentissent en &#233;cho. Se sentir comme un &#234;tre primitif oscillant entre ombre et lumi&#232;re, dans un d&#233;j&#224; vu, un d&#233;j&#224; accompli, un d&#233;j&#224; phras&#233;. On voudrait &#233;crire rond et doux mais les &#233;clairs rejoignent toujours et encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Je lis qu'&#234;tre patient c'est avoir un long souffle. Je vis d'instant en instant, et plus les ann&#233;es s'amassent, plus le souffle est court. Le kal&#233;idoscope des jours est sensiblement toujours un peu le m&#234;me. Dans cet univers enchev&#234;tr&#233; de lianes, une trace s'est inscrite sur laquelle avancer. Sur les bas-c&#244;t&#233;s des orni&#232;res o&#249; ne pas glisser. &#192; l'arri&#232;re-fond, des cavernes de brume et de bruissements o&#249; nulle envie d'aller.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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