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		<title>Mes Divagations/ 18</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
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&lt;p&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia... &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans doute est-ce pour m'inciter et m'autoriser &#224; aller au bout du livre Les Vagues que j'ai propos&#233; en septembre 2022 &#224; l'un de mes ateliers dans lequel je participais &#233;galement ( dans les autres je n'&#233;cris pas avec les participants), un travail de traduction des neuf interludes du livre, suivi d'&#233;criture en &#233;cho. Il n'&#233;tait pas question de traduire l'int&#233;gralit&#233; du livre mais de se concentrer sur ces passages en italiques, qui vont et viennent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/virginia-woolf" rel="tag"&gt;Virginia Woolf&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/christine-jeanney" rel="tag"&gt;Christine Jeanney&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/cecile-wajsbrot" rel="tag"&gt;C&#233;cile Wajsbrot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1210781-18.jpg?1776419437' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; de mon &#233;trange relation avec Virginia...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute est-ce pour m'inciter et m'autoriser &#224; aller au bout du livre &lt;i&gt;Les Vagues &lt;/i&gt; que j'ai propos&#233; en septembre 2022 &#224; l'un de mes ateliers dans lequel je participais &#233;galement ( dans les autres je n'&#233;cris pas avec les participants), un travail de traduction des neuf interludes du livre, suivi d'&#233;criture en &#233;cho. Il n'&#233;tait pas question de traduire l'int&#233;gralit&#233; du livre mais de se concentrer sur ces passages en italiques, qui vont et viennent, rythment le livre, d&#233;livrent l'ombre et la lumi&#232;re, oscillent en permanence entre le dehors et le dedans, les heures du jour, de l'aube au cr&#233;puscule, ainsi que les saisons et le parall&#233;lisme avec les &#226;ges de la vie. On retrouve en permanence le jeu des vagues sur la mer et de la lumi&#232;re dans la maison. Ce travail s'&#233;talera sur deux ann&#233;es scolaires, sans que nous ayons perdu pied et avec un enthousiasme continu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re encore d&#233;tourn&#233;e de ne pas tout lire...mais en allant au plus pr&#232;s du texte. Il y avait l'envie depuis longtemps de se frotter au travail de traduction, mais avec parcimonie, pour entrer avec plus d'insistance dans la langue de Virginia, creuser notre propre langue et faire bouger un peu notre &#233;criture. Nous n'&#233;tions plus que quatre dans ce groupe, nous connaissant depuis plus de vingt ans par le biais d'atelier d'&#233;criture. Il fallait aborder quelque chose de neuf entre nous. Engouement et crainte nous habitaient, mais nous avons tous quatre relev&#233; le d&#233;fi, m&#234;me si nos ann&#233;es de pratique de la langue anglaise remontaient pour certains &#224; nos &#233;tudes au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;...plus je traduis les Vagues plus je mesure &#224; quel point l'espace s'ouvre &#224; l'int&#233;rieur des phrases, plus je mesure que traduire c'est &#233;crire avant tout, mais au c&#339;ur d'un reflet qu'on fait na&#238;tre soi-m&#234;me, exon&#233;r&#233; de la poussi&#232;re fig&#233;e des phrases mortes, comme si le texte que l'on devait traduire s'&#233;crivait en m&#234;me temps que soi, pris dans le temps pr&#233;sent et toujours vif, et tous les questionnements qu'il engendre sont vrais, v&#233;ritables, et au pr&#233;sent, ou au futur, traduire serait cette avanc&#233;e avec cet autre qui continue &#224; dire &lt;/i&gt; nous confie Christine Jeanney dans un de ses articles sur son site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ou trois s&#233;ances de t&#226;tonnements, nous avions d&#233;cid&#233; de faire chacun une traduction chez nous, de prendre ce temps de nous immerger dans la langue, de la questionner, de nous trouver parfois face &#224; des incompr&#233;hensions, puis lors de nos rencontres bimensuelles, partagions notre travail, en nous confrontant aux traducteurs officiels : Marguerite Yourcenar, Michel Cusin, C&#233;cile Wajsbrot, ainsi que Christine Jeanney. Je poursuivais en parall&#232;le la lecture du blog de Christine, qui elle s'attelait &#224; l'int&#233;gralit&#233; du livre, me nourrissant de ses questionnements, de ses r&#233;flexions, ainsi que celles des lecteurs de son blog qui participaient par le biais de commentaires. Quelle richesse o&#249; puiser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Nevermore&lt;/i&gt;, livre lu juste avant de me lancer et d'entra&#238;ner mes amis dans cette aventure, j'ai not&#233; cette phrase de C&#233;cile Wajsbrot : &lt;i&gt;La traduction est une science inexacte, une tentative, toujours non vou&#233;e &#224; l'&#233;chec mais &#224; l'imperfection. D'une langue &#224; l'autre, la barque du passeur se heurte &#224; des obstacles, qu'elle affronte ou contourne, des vagues ou une simple houle, des courants contraires ou porteurs. C'est une travers&#233;e avec un point de d&#233;part et un point d'arriv&#233;e mais de l'un &#224; l'autre, une seule personne conna&#238;t le voyage et ses &#233;cueils, celle qui en a parcouru toutes les &#233;tapes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#224; suivre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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