<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.jardindombres.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Jardin d'ombres</title>
	<link>https://jardindombres.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.jardindombres.fr/spip.php?id_mot=33&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 20</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/annee-3-semaine-20</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.jardindombres.fr/annee-3-semaine-20</guid>
		<dc:date>2026-05-18T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Soulages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Au milieu du faire, prendre le temps du rien. Comme mettre au doigt une nouvelle bague, tiens sur l'auriculaire par exemple qui n'est pas accoutum&#233; &#224; l'anneau. Sentir ce qui vient de changer sur sa main. Avoir le regard qui se pose plus souvent que n&#233;cessaire sur la main ouverte, paume sur le bureau, et chercher &#224; savoir ce qui brille &#224; nouveau, et de quoi cette pierre est messag&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Je lis les premi&#232;res pages de La b&#234;te faramineuse de Pierre Bergounioux &#8211; je l'ai d&#233;j&#224; lu il y a plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-3" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 3&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-bergounioux" rel="tag"&gt;Pierre Bergounioux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-soulages" rel="tag"&gt;Pierre Soulages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2641-2.jpg?1779010343' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Au milieu du faire, prendre le temps du rien. Comme mettre au doigt une nouvelle bague, tiens sur l'auriculaire par exemple qui n'est pas accoutum&#233; &#224; l'anneau. Sentir ce qui vient de changer sur sa main. Avoir le regard qui se pose plus souvent que n&#233;cessaire sur la main ouverte, paume sur le bureau, et chercher &#224; savoir ce qui brille &#224; nouveau, et de quoi cette pierre est messag&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Je lis les premi&#232;res pages de &lt;i&gt;La b&#234;te faramineuse&lt;/i&gt; de Pierre Bergounioux &#8211; je l'ai d&#233;j&#224; lu il y a plus de vingt ans &#8211; et suis prise &#224; la gorge par cette &#233;criture qui tente de relater l'indicible : ce que peut ressentir un enfant de onze ans face &#224; ce qui passe autour de lui, la conscience qui rena&#238;t des d&#233;cennies plus tard de l'intensit&#233; de ces instants qu'il vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Feuilletant un livre sur les &#339;uvres de Pierre Soulages, que je connais bien, je suis attir&#233;e soudain par les &#339;uvres o&#249; le brou de noix, suinte en quelque sorte ou s'immisce entre les noirs, ou ensemence ces sillons et nous plonge dans une forme de g&#233;ologie d'un monde. &lt;i&gt;Peindre, tel que je peins, m'enracine chaque fois dans le monde, d&lt;/i&gt;it le peintre. Chor&#233;graphie de rhizomes o&#249; puiser de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ &lt;i&gt;Au fil du temps&lt;/i&gt;. Celui qui se pr&#233;sente chaque jour. Et l'&#233;criture comme sentiment d'existence. Prendre conscience de ce qu'on &#233;crit en l'&#233;crivant. Ne rien chercher d'autre que cette d&#233;couverte int&#233;rieure. &#201;crivant ce qui est en train de s'&#233;crire. Dans cette solitude sans laquelle il serait difficile de continuer. Mani&#232;re de rendre vivante une pens&#233;e, une mani&#232;re d'&#234;tre qui nous rev&#234;t et nous oblige.Parce que on ne peut &#234;tre autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L'impossible de l'autre. Comment l'approcher ? En saisir des bribes est la seule chose &#224; laquelle on puisse essayer de pr&#233;tendre. Chacun d'entre nous est une construction des plus fragiles faite de blocs de tailles et textures diff&#233;rentes qui tentent de conserver un &#233;quilibre. De l'autre, on ne capte que des parcelles, des &#233;clats que l'on reconna&#238;t de par leur familiarit&#233; avec soi. Mais il restera avec radicalit&#233; une &#233;nigme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Et si ce que l'on est n'&#233;tait qu'une toute partie de ce que l'on pourrait &#234;tre. Penser cela ainsi au petit matin, fait alors ouvrir le songe des possibles de soi qui n'ont pas encore &#233;t&#233; envisag&#233;s. Il reste peu de temps devant moi et la certitude que je puisse faire des choses nouvelles, et &#233;largir, extendre le moi d'aujourd'hui. Comme on tente de le faire dans des mouvements corporels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Prendre un kal&#233;idoscope comme &#233;talon de vie. Regarder les mutations, les m&#233;tamorphoses qui se profilent, s'impr&#233;gner des images qui se forment et se d&#233;forment, les couleurs qui se nouent et se d&#233;nouent, le mouvement qui s'amorce. Se dire c'est &#231;&#224; une vie. Des naissances qui se profilent, tentent un passage, &#233;ph&#233;m&#232;re parfois, puis c'est une autre qui prend place, tente d'imposer sa voie, se d&#233;ploie un peu ou se r&#233;tracte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
