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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 20</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Soulages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Au milieu du faire, prendre le temps du rien. Comme mettre au doigt une nouvelle bague, tiens sur l'auriculaire par exemple qui n'est pas accoutum&#233; &#224; l'anneau. Sentir ce qui vient de changer sur sa main. Avoir le regard qui se pose plus souvent que n&#233;cessaire sur la main ouverte, paume sur le bureau, et chercher &#224; savoir ce qui brille &#224; nouveau, et de quoi cette pierre est messag&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Je lis les premi&#232;res pages de La b&#234;te faramineuse de Pierre Bergounioux &#8211; je l'ai d&#233;j&#224; lu il y a plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2641-2.jpg?1779010343' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Au milieu du faire, prendre le temps du rien. Comme mettre au doigt une nouvelle bague, tiens sur l'auriculaire par exemple qui n'est pas accoutum&#233; &#224; l'anneau. Sentir ce qui vient de changer sur sa main. Avoir le regard qui se pose plus souvent que n&#233;cessaire sur la main ouverte, paume sur le bureau, et chercher &#224; savoir ce qui brille &#224; nouveau, et de quoi cette pierre est messag&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Je lis les premi&#232;res pages de &lt;i&gt;La b&#234;te faramineuse&lt;/i&gt; de Pierre Bergounioux &#8211; je l'ai d&#233;j&#224; lu il y a plus de vingt ans &#8211; et suis prise &#224; la gorge par cette &#233;criture qui tente de relater l'indicible : ce que peut ressentir un enfant de onze ans face &#224; ce qui passe autour de lui, la conscience qui rena&#238;t des d&#233;cennies plus tard de l'intensit&#233; de ces instants qu'il vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Feuilletant un livre sur les &#339;uvres de Pierre Soulages, que je connais bien, je suis attir&#233;e soudain par les &#339;uvres o&#249; le brou de noix, suinte en quelque sorte ou s'immisce entre les noirs, ou ensemence ces sillons et nous plonge dans une forme de g&#233;ologie d'un monde. &lt;i&gt;Peindre, tel que je peins, m'enracine chaque fois dans le monde, d&lt;/i&gt;it le peintre. Chor&#233;graphie de rhizomes o&#249; puiser de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ &lt;i&gt;Au fil du temps&lt;/i&gt;. Celui qui se pr&#233;sente chaque jour. Et l'&#233;criture comme sentiment d'existence. Prendre conscience de ce qu'on &#233;crit en l'&#233;crivant. Ne rien chercher d'autre que cette d&#233;couverte int&#233;rieure. &#201;crivant ce qui est en train de s'&#233;crire. Dans cette solitude sans laquelle il serait difficile de continuer. Mani&#232;re de rendre vivante une pens&#233;e, une mani&#232;re d'&#234;tre qui nous rev&#234;t et nous oblige.Parce que on ne peut &#234;tre autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L'impossible de l'autre. Comment l'approcher ? En saisir des bribes est la seule chose &#224; laquelle on puisse essayer de pr&#233;tendre. Chacun d'entre nous est une construction des plus fragiles faite de blocs de tailles et textures diff&#233;rentes qui tentent de conserver un &#233;quilibre. De l'autre, on ne capte que des parcelles, des &#233;clats que l'on reconna&#238;t de par leur familiarit&#233; avec soi. Mais il restera avec radicalit&#233; une &#233;nigme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Et si ce que l'on est n'&#233;tait qu'une toute partie de ce que l'on pourrait &#234;tre. Penser cela ainsi au petit matin, fait alors ouvrir le songe des possibles de soi qui n'ont pas encore &#233;t&#233; envisag&#233;s. Il reste peu de temps devant moi et la certitude que je puisse faire des choses nouvelles, et &#233;largir, extendre le moi d'aujourd'hui. Comme on tente de le faire dans des mouvements corporels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Prendre un kal&#233;idoscope comme &#233;talon de vie. Regarder les mutations, les m&#233;tamorphoses qui se profilent, s'impr&#233;gner des images qui se forment et se d&#233;forment, les couleurs qui se nouent et se d&#233;nouent, le mouvement qui s'amorce. Se dire c'est &#231;&#224; une vie. Des naissances qui se profilent, tentent un passage, &#233;ph&#233;m&#232;re parfois, puis c'est une autre qui prend place, tente d'imposer sa voie, se d&#233;ploie un peu ou se r&#233;tracte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 19</title>
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		<dc:date>2026-05-12T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Nous ne sommes jamais &#224; l'abri de souvenirs de velours ou h&#233;riss&#233;s de piquants. Cela va et vient en nous au gr&#233; de rencontres, de lectures, d'odeurs qui jaillissent, de hasards qui nous percutent. Cela fuse, s'imprime puis dispara&#238;t jusqu'&#224; la prochaine remont&#233;e des entrailles. Cela nait depuis les quatre directions du monde et cela permet de comprendre le cheminement que l'on a fait. Et l'horizon se d&#233;couvre &#224; nouveau. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Simplement profiter de la lumi&#232;re du jour qui entre &#224; pleines (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2634.jpg?1778403461' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Nous ne sommes jamais &#224; l'abri de souvenirs de velours ou h&#233;riss&#233;s de piquants. Cela va et vient en nous au gr&#233; de rencontres, de lectures, d'odeurs qui jaillissent, de hasards qui nous percutent. Cela fuse, s'imprime puis dispara&#238;t jusqu'&#224; la prochaine remont&#233;e des entrailles. Cela nait depuis les quatre directions du monde et cela permet de comprendre le cheminement que l'on a fait. Et l'horizon se d&#233;couvre &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Simplement profiter de la lumi&#232;re du jour qui entre &#224; pleines poumons par les fen&#234;tres. Croiser les regards de ces participantes &#224; mon atelier d'&#233;criture qui s'immergent dans leur interpr&#233;tation de ce que j'ai pu leur proposer, apr&#232;s m'avoir fait confiance, et les &#233;couter lire, avec &#233;motion parfois, ce qui vient de na&#238;tre sur leur cahier. Se r&#233;jouir ensemble de ces deux heures partag&#233;es, dans un lieu porteur de s&#233;r&#233;nit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Des voix s'&#233;l&#232;vent des livres entrouverts. Elles viennent s'incruster entre les tempes, patientent puis lib&#232;rent leur parfum ou leur dard. La voix s'immobilise en nous, comme la main d'un ami pos&#233;e sur notre bras. Un souffle monte par les interstices de la peau, et la peau se plisse, se creuse de ridules, s'abreuve. Cela respire en nous et notre souffle se fait autre. En chaque jour na&#238;t une respiration nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Sensation de vertiges ou de perte d'&#233;quilibre depuis quelques jours. La pr&#233;sence devant l'ordinateur s'en ressent. Il faut laisser l'esprit se d&#233;tacher, patienter, attendre que tout se remette en place dans la t&#234;te. S'occuper &#224; autre chose. M&#233;nager la carcasse. Faire des compromis avec soi-m&#234;me. Il y a parfois des renoncements &#224; faire auxquels on n'est pas encore tout &#224; fait pr&#234;t. Alors on lutte, on r&#233;siste, mais en vain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ La n&#233;cessit&#233; d'&#233;tincelles au cours des jours, celles que l'on re&#231;oit ou qui nous atteignent dans les bonheurs des hasards ou celles que l'on tente de procurer lors des ateliers d'&#233;criture et qui permettent &#224; quelqu'un d'&#233;crire ce qu'il ne savait pas. Je l'ai v&#233;cu en tant que participante et suis combl&#233;e lorsque j'anime un atelier et que des textes surgissent avec force entre des doigts surpris, et l'&#233;motion alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Chaque jour des franchissements &#224; n&#233;gocier. Le passage des t&#233;n&#232;bres &#224; l'aube, le passage du silence &#224; la parole, celui de l'oubli du poids des ans &#224; sa r&#233;surgence, les probl&#232;mes et soucis divers et vari&#233;s face &#224; soi, la brutalit&#233; du monde qui nous entoure...Le franchissement de soi-m&#234;me et de ses h&#233;matomes. Encore des passages &#224; enjamber, ombre &#224; franchir, du chemin o&#249; avancer et du souffle &#224; retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Je viens d'achever la lecture de l'ann&#233;e 2021 du Carnet de notes de Pierre Bergounioux. Il en reste quatre autres que je lirai par petites vagues. Et toujours &#8211; son premier Carnet de notes couvrait les ann&#233;es quatre-vingt &#8211; ses notations autour du ciel, de la lumi&#232;re ou de son absence, de l'&#233;volution des saisons. Savoir que l'un des premiers regards que je lance au petit matin est en direction du ciel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 16</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-16</link>
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		<dc:date>2026-04-20T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Des accrocs dans le tissu des vies comme cette voix &#233;raill&#233;e au matin qui n'arrive pas &#224; trouver sa tonalit&#233;, sa forme, son d&#233;bit et qui, petit &#224; petit, apr&#232;s quelques essais finit par se poser &#224; la justesse requise. La voix se met &#224; sa place et abandonne cet enrouement qui rend toute parole enray&#233;e et obscure. Le raclement se stabilise, cesse, on peut participer au cours des &#233;changes. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Par l'&#233;cheveau des co&#239;ncidences qui se tisse sans le savoir et que l'on relie plus tard, lorsque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1230167.jpg?1776587161' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Des accrocs dans le tissu des vies comme cette voix &#233;raill&#233;e au matin qui n'arrive pas &#224; trouver sa tonalit&#233;, sa forme, son d&#233;bit et qui, petit &#224; petit, apr&#232;s quelques essais finit par se poser &#224; la justesse requise. La voix se met &#224; sa place et abandonne cet enrouement qui rend toute parole enray&#233;e et obscure. Le raclement se stabilise, cesse, on peut participer au cours des &#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Par l'&#233;cheveau des co&#239;ncidences qui se tisse sans le savoir et que l'on relie plus tard, lorsque des tranches de vie se sont form&#233;es, on redessine le chemin qui a &#233;t&#233; le n&#244;tre, dont on n'a pas tout ma&#238;tris&#233;, mais sur lequel on a avanc&#233; tant bien que mal. On recherche ce qui a permis de ne pas perdre l'&#233;quilibre tout au long du parcours : on est rest&#233; debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Aussit&#244;t achet&#233;, aussit&#244;t commenc&#233;, m&#234;me si d'autres livres attendent depuis longtemps d'&#234;tre pris entre mes mains. Je veux juste lire quelques pages de ce nouveau Carnet de notes de Pierre Bergounioux. Le dernier s'achevait en 2020 et ce tome concerne les cinq ann&#233;es qui suivent. Les images mentales des lieux &#233;voqu&#233;s se reforment. L'auteur se l&#232;ve toujours aussi t&#244;t. J'arr&#234;te ma lecture du jour sur la description d'un ciel fuligineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Un paysage qui nous touche se d&#233;ploie, s'&#233;tale comme une partition devant soi, avec ses notes graves qui r&#233;sonnent dans le ventre, ses notes aigu&#235;s qui r&#233;veillent l'endormi, le rythme des verts qui se croisent et se d&#233;croisent, le tempo donn&#233; par les troncs des arbres, et le fil narratif de l'oiseau qui traverse imperturbable l'espace d'un dehors dont on vient de faire un dedans en deux ou trois mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Certains sont affair&#233;s &#224; faire fructifier leur argent, d'autres &#224; arpenter des contr&#233;es inconnues, d'autres &#224; p&#233;rorer sur les &#233;crans et &#224; dire des inepties, d'autres encore &#224; fomenter des conflits, et encore d'autres &#224; imposer leur vision du monde et &#224; gommer toute libert&#233; de penser, d'autres et ce sont les m&#234;mes &#224; obtenir tous les pouvoirs de d&#233;cisions&#8230; Mon bonheur : &#234;tre entre les lignes d'un livre intelligent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le double vitrage dont je m'entoure de plus en plus, depuis quelques ann&#233;es, sans doute pour ne pas me perdre dans les &#233;changes qui ne conduisent vers rien qui puisse m'aider &#224; traverser les ombres. Et parfois une m&#233;sange frappe &#224; bec insistant contre la vitre de mon isolement afin de me montrer un monde qui continue de virevolter au-dehors. On revient &#224; la vie alors en clignant des yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Qu'en est-il de son propre voyage dans les arcanes de la vie ? De l'appropriation des jours qui s'encha&#238;nent, avec sans savoir pourquoi, une vitesse ressentie qui s'acc&#233;l&#232;re&#8230;Quels chemins nouveaux &#224; tenter de d&#233;broussailler pour une errance toujours joyeuse, ou dans quelles impasses pouvoir encore se cogner, ou quelles visions nous attendent si nos yeux sont bien en phase&#8230; Mais savoir que les ombres du pass&#233; ne nous quittent pas...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 6</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-6</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-6</guid>
		<dc:date>2026-03-30T07:12:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Pierre Bergounioux parle de conjurer les ombres qui nous environnent. L'&#233;criture en &#233;tant un moyen. Je n'ai pas d&#251; assez &#233;crire... Et finalement j'aime certaines de mes ombres et ne suis pas encore pr&#234;te &#224; les laisser s'&#233;vaporer. Ces temps-ci, je me sens plut&#244;t en harmonie avec elles. Elles adoucissent les pens&#233;es et animent mes solitudes. Les cimeti&#232;res sont des lieux propices &#224; la m&#233;ditation : le temps n'a plus d'heure. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Paysage gris inerte sans ouverture . Il faut trouver un peu de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-bergounioux" rel="tag"&gt;Pierre Bergounioux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/a6.jpg?1775233258' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Pierre Bergounioux parle de conjurer les ombres qui nous environnent. L'&#233;criture en &#233;tant un moyen. Je n'ai pas d&#251; assez &#233;crire... Et finalement j'aime certaines de mes ombres et ne suis pas encore pr&#234;te &#224; les laisser s'&#233;vaporer. Ces temps-ci, je me sens plut&#244;t en harmonie avec elles. Elles adoucissent les pens&#233;es et animent mes solitudes. Les cimeti&#232;res sont des lieux propices &#224; la m&#233;ditation : le temps n'a plus d'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Paysage gris inerte sans ouverture . Il faut trouver un peu de vie ailleurs. Plonger dans les livres qui environnent, qui soutiennent les murs, et me calfeutrent de tendresse. Se laisser fr&#244;ler par les mots des uns et des autres, en se tenant aux aguets d'une surprise, d'un instant d'&#233;tonnement ou de m&#233;tamorphose. Se frotter &#224; de l'inapais&#233; ou &#224; de grandes plages de calme. Faire un arr&#234;t sur mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Pour signifier &#034;&#339;&#034;, je dis o-e boucl&#233;, mais je sais aussi que l'on dit e dans l'o, ou o-e entrelac&#233;. J'aime bien la notion de boucl&#233; qui vient de l'enfance. Ligature de lettres, digramme soud&#233;, clin d'&#339;il au latin, et code &#224; int&#233;grer lorsque l'on &#233;crit sur l'ordinateur. &#338; boucl&#233; comme les mots qui s'encha&#238;nent pour exprimer une pens&#233;e. Comme une petite marque sur la page, un &#233;tui de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Jongler entre les activit&#233;s . Ou tourner des pages mentales entre les mails &#224; lire puis &#224; r&#233;diger pour l'un ou l'autre, travailler sur le livre en cours, penser &#224; poster un article pour le blog, r&#233;pondre au t&#233;l&#233;phone, et ensuite ne plus savoir ce que l'on faisait, r&#233;aliser qu'il est l'heure de manger, rayer sur la liste du jour ce qui doit l'&#234;tre. Partir marcher : tant pis pour ce qu'il reste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L'empreinte que laisse l'autre, quel qu'il soit, sur la peau de notre esprit, a quelque chose &#224; voir avec les traces laiss&#233;es &#231;&#224; et l&#224; par les &#234;tres de la for&#234;t. On ne les rep&#232;re pas toujours, port&#233; par le chemin qui appelle plus loin et qui nous fait oublier de ralentir et de scruter l&#224; o&#249; se pose le pied. Ces empreintes pourtant exercent une pression sur nos vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le regard charg&#233; d'infini, ou pour le dire autrement, les yeux qui insufflaient de la vie, mais pas n'importe laquelle, une vie emplie de po&#233;sie. C'est &#224; dire qui ram&#232;ne &#224; l'essentiel de l'&#234;tre humain. Quelque chose qui en dit moins peut-&#234;tre. Qui se tient dans l'&#233;pure du regard. un &#233;lan, une force, une assise. Se tenir sur cette cr&#234;te le plus longtemps possible, puis revenir au ras des p&#226;querettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/Ce serait une sorte de d&#233;sordre mental o&#249; l'on voudrait faire rentrer toutes les id&#233;es ou les soucis du moment. On a l'impression qu'il n'y a plus de place, et que l'on ne sait plus o&#249; est rang&#233;e la sublime pens&#233;e d'hier soir venue comme une fleur &#224; l'heure des songes. Mais l&#224; aussi, il faut se r&#233;signer &#224; faire de la place et &#224; jeter ce qui p&#232;se ou encombre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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