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		<title>Mes divagations/ 27</title>
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		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D'autres que moi sont happ&#233;s par Virginia Woolf. C'est rassurant. Fr&#233;quemment je &#171; tombe &#187; sur des articles ou de nouveaux livres qui la concernent, qui cherchent &#224; saisir quelque chose d'elle et de son &#233;criture. L&#224;, tout pr&#232;s de moi, il y a le livre Baisers du Singe, que j'ai d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; et sur lequel je reviendrai bient&#244;t, m&#234;me si j'ai toujours de la difficult&#233; &#224; lire des lettres qui ne me sont pas adress&#233;es. Ce matin, je vois une notification d'un nouvel ouvrage consacr&#233; &#224; Virginia qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/mes-divagations" rel="directory"&gt;Mes divagations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'autres que moi sont happ&#233;s par Virginia Woolf. C'est rassurant. Fr&#233;quemment je &#171; tombe &#187; sur des articles ou de nouveaux livres qui la concernent, qui cherchent &#224; saisir quelque chose d'elle et de son &#233;criture. L&#224;, tout pr&#232;s de moi, il y a le livre Baisers du Singe, que j'ai d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; et sur lequel je reviendrai bient&#244;t, m&#234;me si j'ai toujours de la difficult&#233; &#224; lire des lettres qui ne me sont pas adress&#233;es. Ce matin, je vois une notification d'un nouvel ouvrage consacr&#233; &#224; Virginia qui sortira en juin :Chantal Delourme,&lt;i&gt; Phraser les vagues.Virginia Woolf, Les Vagues &lt;/i&gt; . La description suivante est dans l'annonce :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Les Vagues (The Waves&lt;/i&gt;), texte majeur dans l'&#339;uvre de Virginia Woolf, est &#233;galement le plus &#233;nigmatique. Cela tient &#224; la singularit&#233; de cette cheville ouvri&#232;re qu'est la phrase woolfienne, ainsi qu'en t&#233;moigne d&#233;j&#224; le nom de &#8220;playpoem&#8221; que Virginia Woolf lui avait donn&#233;. Incarnant au travers de pr&#233;noms des formes de vie stylis&#233;es par des leitmotive diff&#233;renci&#233;s, les voix sont des instances de la passag&#232;ret&#233; de la vie, dont la phrase woolfienne fait s'entrechoquer les &#233;chelles. Exil&#233;es dans un pr&#233;sent pur, elles sont ensuite recueillies dans la m&#233;moire de celui qui tient lieu de narrateur. Agenc&#233;es telles une partition fugu&#233;e, elles sont &#224; la fois multiples et une, laissent trace de l'effraction de la mort et de l'effroi, disent les vertiges de la finitude. La phrase woolfienne est tout au long travers&#233;e par l'archive bruissante de la litt&#233;rature, dont elle charrie les noms, les r&#233;manences spectrales et les mises en abyme. Elle d&#233;ploie &#233;galement sa puissance critique dans les diff&#233;rentes mani&#232;res dont elle objecte &#224; l'ordre du r&#233;cit, aux phrases prescriptives, et aux collusions entre lieux du savoir et forces mortif&#232;res qui &#339;uvrent dans l'histoire. Mouvante, se rapportant &#224; une origine insituable, se tenant souvent sur le bord du Rien, elle initie &#224; une exp&#233;rience d'&#233;criture et de lecture in&#233;dite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je recueille les expressions :&lt;i&gt; entrechoquer les &#233;chelles/ effraction de la mort et de l'effroi/ vertiges de la finitude/ sur le bord du Rien&lt;/i&gt;. Tout un univers dans ces expressions o&#249; je me plais &#224; vagabonder. La lecture des &lt;i&gt;Vagues&lt;/i&gt; marque il est vrai tout lecteur qui accepte de se laisser porter, emporter par la houle des mots, se laisser d&#233;contenancer aussi. Ensuite, on est autre. Et beaucoup plus exigeant pour les lectures &#224; venir...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mes divagations/ 26</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Revenir &#224; ces Divagations. L'archivage de tous mes articles autour de Virginia dans le cadre de la mise en place de ce site et l'acquisition de deux nouveaux livres m'y incitent : Baisers du Singe, une correspondance entre les deux s&#339;urs Virginia et Vanessa, et Marginalia Woolf de Christine Jeanney qui poursuit une qu&#234;te infinie autour de l'autrice qu'elle traduit depuis des ann&#233;es. Dans ce livre d'une trentaine de pages, elle trace un portrait de Virginia Woolf, qu'elle sait pertinemment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/christine-jeanney" rel="tag"&gt;Christine Jeanney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1210781-20.jpg?1778157503' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Revenir &#224; ces Divagations. L'archivage de tous mes articles autour de Virginia dans le cadre de la mise en place de ce site et l'acquisition de deux nouveaux livres m'y incitent : Baisers du Singe, une correspondance entre les deux s&#339;urs Virginia et Vanessa, et &lt;i&gt;Marginalia Woolf&lt;/i&gt; de Christine Jeanney qui poursuit une qu&#234;te infinie autour de l'autrice qu'elle traduit depuis des ann&#233;es. Dans ce livre d'une trentaine de pages, elle trace un portrait de Virginia Woolf, qu'elle sait pertinemment incomplet. L'originalit&#233; en est la forme qu'elle nous offre avec trois registres d'&#233;criture, o&#249; on trouve des paroles de Virginia issues de son Journal, Lettres ou autres recueils, les &#233;chos qui se propagent chez Christine et des t&#233;moignages de personnes qui &#233;voquent Virginia Woolf. L'&#233;diteur du livre, Abr&#251;pt, en fait une pr&#233;sentation originale avec un dispositif qui change &#224; chaque page, et la mise en mots selon le point de vue avec diff&#233;rentes polices de caract&#232;res. Chaque page est unique et se voit comme un tableau. On se rep&#232;re tr&#232;s vite dans cette alternance de trois visions de l'autrice. On part &#224; la rencontre de Virginia Woolf par les yeux de Christine Jeanney, et on a la sensation que le livre aurait pu continuer encore longtemps. On aurait presque envie de poursuivre l'aventure en &#233;crivant en marge du livre les &#233;chos que cela provoque en nous. Un livre infini. Parce que Virginia, et parce que Christine. &#192; la fin du livre, Christine Jeanney &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Marginalia Woolf&lt;/i&gt;, c'est ma fa&#231;on de m'approcher de Virginia Woolf, et de la voir en papillon qui refuse de rester &#233;pingl&#233; dans sa bo&#238;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_257 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/png/i9ga_zpc.png?1778157087' width='500' height='454' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On a tous des visions de Virginia Woolf, parcellaires, selon ce que l'on sait de sa vie, de la lecture de certains de ses livres, ou de ce que l'on en a entendu dire. Le titre de la pi&#232;ce &lt;i&gt;Qui a peur de Virginia Woolf ?&lt;/i&gt; lui a fait du tort, l'associant &#224; quelque chose d'un peu effrayant &#224; vouloir la lire. Le livre &lt;i&gt;Marginalia Woolf&lt;/i&gt;, fait de petites touches de vie la d&#233;peint sous des couleurs tendres et l'installe tout pr&#232;s de nous, comme une amie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mes Divagations/ 25</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-25</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'ai enfin visualis&#233; un DVD emprunt&#233; &#224; la m&#233;diath&#232;que, au d&#233;but de l'&#233;t&#233; qui s'intitule simplement Virginia Woolf 1881-1942. C'est une vid&#233;o de 45 minutes r&#233;alis&#233;e par Dominique Brard, datant de 1999. Il fait partie de la s&#233;rie Un si&#232;cle d'&#233;crivains. Je n'ai pas appris grand-chose de nouveau, mais il y a des photos, ou de courts morceaux film&#233;s,lors de l'enterrement de la reine Victoria notamment, qui donnent &#224; penser l'&#233;poque et ses contraintes. J'ai pris quelques notes de phrases (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai enfin visualis&#233; un DVD emprunt&#233; &#224; la m&#233;diath&#232;que, au d&#233;but de l'&#233;t&#233; qui s'intitule simplement &lt;i&gt;Virginia Woolf 1881-1942&lt;/i&gt;. C'est une vid&#233;o de 45 minutes r&#233;alis&#233;e par Dominique Brard, datant de 1999. Il fait partie de la s&#233;rie Un si&#232;cle d'&#233;crivains. Je n'ai pas appris grand-chose de nouveau, mais il y a des photos, ou de courts morceaux film&#233;s,lors de l'enterrement de la reine Victoria notamment, qui donnent &#224; penser l'&#233;poque et ses contraintes. J'ai pris quelques notes de phrases entendues, issues de textes de Virginia ou des propos de la r&#233;alisatrice qui m'ont accroch&#233;e. C'est une mani&#232;re de &#171; lire &#187; et conserver des bribes d'une vid&#233;o :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;Mrs Dalloway dans le flux et le reflux des rues&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;Septimus, dans Mrs Dalloway, se suicide ( c'est l'unique &#187;fou &#187; chez Virginia : il voyait les gens inventer des mensonges. Le nom de Septimus en lien avec la position de Virginia dans sa fratrie ( septi&#232;me)&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;le p&#232;re de Virginia pratique &#171; l'art du possible &#187; ; c'est un esprit insatisfait et tyrannique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211;&lt;i&gt; voir sans &#234;tre vu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;un corps comme suspendu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;La maison de Hindead House o&#249; va la famille apr&#232;s la mort de la m&#232;re ( vacances ?&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &#171; &lt;i&gt;les yeux voil&#233;s, les ailes fig&#233;es&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;la r&#233;alisatrice parle de violation spirituelle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;le premier roman de Virginia La travers&#233;e des apparences est un roman sur le silence, sur ce que les gens ne disent pas&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;le non r&#233;cit ou un po&#232;me aveugle ( p&#233;riode de folie)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;toute chose fig&#233;e est remise dans le mouvement de la m&#233;tamorphose&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt; &lt;i&gt;Les Vagues : un livre presque abstrait ; enfance immortelle, puissante, fragile ; vouloir se lib&#233;rer des cha&#238;nes de la personnalit&#233;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;le livre est le lieu possible de l'&#233;change ; l'emploi du je a disparu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes brouillonnes, certes, mais mani&#232;re de garder traces de ce que j'ai vu. Il y a aussi des entretiens avec Angelica Garnett, la fille de Vanessa, s&#339;ur de Virginia, qui &#233;voque sa tante. De nombreuses photos aussi que je ne connaissais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas interrompre le lien tiss&#233; avec cette &#233;crivaine. Mani&#232;re de vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mes Divagations/ 24</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-24</link>
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		<dc:date>2026-04-18T15:35:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aimer faire des listes. Chaque matin, sur une page volante d'un bloc-calendrier de bureau de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente et donc obsol&#232;te, noter la liste de choses &#224; faire pour ce jour, par de petits tirets les uns sous les autres. Barrer au stylo rouge, ce qui a &#233;t&#233; accompli au fur et &#224; mesure. Cela va du courrier auquel r&#233;pondre &#224; l'&#233;criture quotidienne de mes Ricochets, aux participations &#224; un atelier d'&#233;criture en ligne ( &#233;couter la proposition d'&#233;criture puis &#233;crire puis publier sur le blog (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aimer faire des listes. Chaque matin, sur une page volante d'un bloc-calendrier de bureau de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente et donc obsol&#232;te, noter la liste de choses &#224; faire pour ce jour, par de petits tirets les uns sous les autres. Barrer au stylo rouge, ce qui a &#233;t&#233; accompli au fur et &#224; mesure. Cela va du courrier auquel r&#233;pondre &#224; l'&#233;criture quotidienne de mes Ricochets, aux participations &#224; un atelier d'&#233;criture en ligne ( &#233;couter la proposition d'&#233;criture puis &#233;crire puis publier sur le blog commun), la pr&#233;paration de mes propres ateliers d'&#233;criture, en passant par le repassage, la lecture d'articles sur le net, l'&#233;coute de podcasts d'&#233;missions en retard, et chaque jour noter Divagations sur la liste. Rester en lien permanent avec l'univers de Virginia Woolf. Aujourd'hui, mon travail concernant les Divagations sera de faire la liste ( et oui encore une liste !) des ouvrages qui sont en attente de lecture autour de VW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; VW : Journal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; VW : Orlando&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; VW Promenades europ&#233;ennes ( livre emprunt&#233; pour l'&#233;t&#233; &#224; la m&#233;diath&#232;que municipale)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; VW : Correspondance avec Lytton Stratchey ( m&#233;diath&#232;que)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Jean Guiguet : Virginia Woolf et son &#339;uvre ( m&#233;diath&#232;que)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Maria Santoos-Sainz : Virginia Woolf, journaliste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Pietro Citati : Sur le roman ( num&#233;rique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Angelica Garnett : V&#233;rit&#233;s non dites ( num&#233;rique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Henriette Levillain : Carte d'identit&#233; ( num&#233;rique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Pr&#233;faces des Pl&#233;iades consacr&#233;es &#224; VW&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne lirai pas tout cela, mais aurai la possibilit&#233; de piocher &#231;&#224; et l&#224; une nourriture pour l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler encore au c&#339;ur de cette &#233;criture. Et sentir aussi que l'on aimerait relire les livres d&#233;j&#224; lus ( trop vite sans doute). Aller voir &#233;galement les ressources de pages Facebook consacr&#233;es &#224; VW. Jouer &#224; l'&#233;cureuil et emmagasiner tout se qui touche &#224; elle. La vie se colore diff&#233;remment ainsi. Les &lt;i&gt; moments de vision&lt;/i&gt; du r&#233;el se font autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisant les premi&#232;res pages du l'&#233;tude de Jean Guiguet, qui commence par faire mention de tous les livres qui ont &#233;t&#233; consacr&#233;s &#224; VW ( et ce livre date de 1962&#8230;), j'ai conscience que ma qu&#234;te ne sera jamais close ! Pour chaque &#233;tude relat&#233;e, il en donne les points forts et ses points faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'esprit re&#231;oit une infinit&#233; d'impressions, insignifiantes, fantastiques, fugitives ou grav&#233;es avec le mordant de l'acier. De toutes parts elles viennent, pluie incessante d'innombrables atomes ; et &#224; mesure qu'elles tombent, s'agr&#232;gent pour fa&#231;onner la vie de lundi ou de mardi, l'accent porte sur un point qui n'est pas celui o&#249; il portait jadis... La vie est un halo lumineux, une enveloppe translucide nous entourant depuis les d&#233;buts de la conscience jusqu'&#224; la fin.&lt;/i&gt; (extrait de The common reader cit&#233; par Jean Guiguet)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mes Divagations/ 23</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-23</link>
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		<dc:date>2026-04-18T15:31:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des connivences se sont install&#233;es. Un &#233;change avec Christine Jeanney, dont le Journal de bord des Vagues m'a tellement apport&#233; et aid&#233; dans mon immersion dans ce livre, se produit de temps &#224; autre. L&#224;, c'est &#224; propos de sa traduction de la nouvelle de Virginia Woolf Kew Gardens, que nous correspondons. Apr&#232;s sa traduction, que j'ai suivie sur son site Tentatives, Christine qui est aussi plasticienne a r&#233;alis&#233; un livret format flutter ( terme qui m'&#233;tait inconnu !). Elle le pr&#233;sente ainsi : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/christine-jeanney" rel="tag"&gt;Christine Jeanney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des connivences se sont install&#233;es. Un &#233;change avec Christine Jeanney, dont &lt;i&gt;le Journal de bord des Vagues&lt;/i&gt; m'a tellement apport&#233; et aid&#233; dans mon immersion dans ce livre, se produit de temps &#224; autre. L&#224;, c'est &#224; propos de sa traduction de la nouvelle de Virginia Woolf &lt;i&gt;Kew Gardens&lt;/i&gt;, que nous correspondons. Apr&#232;s sa traduction, que j'ai suivie sur son site Tentatives, Christine qui est aussi plasticienne a r&#233;alis&#233; un livret format flutter ( terme qui m'&#233;tait inconnu !). Elle le pr&#233;sente ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; &lt;i&gt;le livret Kg ressemble &#224; un leporello, mais le leporello est d'ordinaire une longue bande de papier ou de cartonnette pli&#233;e sans qu'il y ait collage entre chaque page&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;le livret Kg est un Flutter book, &#034;flutter&#034; signifiant en anglais palpiter, battre des ailes (ce qui rappelle le vol erratique des papillons de Kew gardens) &lt;/i&gt; &lt;/i&gt; &#187; . Elle parle d'un texte devenu objet &#224; fa&#231;onner. Elle d&#233;crit &#233;galement toute la m&#233;thode pour le fabriquer soi-m&#234;me. Mes comp&#233;tences manuelles &#233;tant nulles j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; lui demander un exemplaire tout pr&#234;t qu'elle m'a fait parvenir avec beaucoup de gentillesse. J'aime bien cette nouvelle, je prends d'ailleurs beaucoup de plaisir &#224; lire ou relire les nouvelles de VW. Dans celle-ci, publi&#233;e en 1919, on retrouve la technique de narration li&#233;e au flux de conscience. La narratrice sillonne les all&#233;es du jardin de Londres, Kew gardens, pr&#232;s duquel Virginia a v&#233;cu dans sa jeunesse, et offre au lecteur des &#233;vocations de passants qui traversent les lieux ou se penche sur la vie des plantes ou animales que l'on peut y rencontrer. On se demande si ce n'est pas le jardin lui-m&#234;me qui nous parle . Des promeneurs &#233;changent des propos, une histoire pourrait commencer &#224; s'&#233;crire, mais ce sont d'autres personnages qui prennent le devant de la sc&#232;ne ou un escargot ! Nous traversons un tableau impressionniste, &#233;coutons quelques voix, nous r&#233;fugions au c&#339;ur des plantes. Lire cette nouvelle &#224; la vitesse de l'escargot...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de sa traduction et du journal de celle-ci, que Christine Jeanney nous offre, elle note ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;i&gt;je fais toujours dans mon esprit le rapprochement entre la nouvelle Kew gardens et une boule &#224; neige&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;un globe parfait que VW a retourn&#233; pour faire appara&#238;tre les petits reflets argent&#233;s qui dormaient au fond, et qui flottent quand elle &#233;crit cet espace r&#233;duit qui est le n&#244;tre, notre petit globe de monde, avec ses folies comme des cicatrices mal referm&#233;es, ses incompr&#233;hensions, les amours pass&#233;s et futurs, ses &#233;piphanies, ses guerres terribles et minuscules, son chatoiement, ses couleurs et ses formes offertes comme &#231;a, pour rien, gratuitement, dans lesquelles les humains baignent sans s'en rendre compte&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &lt;i&gt;quelque chose de grave, terrible, tranquille&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;un &#034;tout &#224; la fois&#034; compl&#232;tement beau&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mes Divagations/ 22</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-22</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>Emily Dickinson</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je reprends mes r&#233;flexions autour de ma relation &#224; Virginia Woolf, car il me semble bien que je n'en ai pas termin&#233;, et je pense aussi que je n'ai pas le d&#233;sir que cela cesse. De nouveaux livres s'ach&#232;tent, se feuillettent, se lisent, des &#233;missions s'&#233;coutent, des films se regardent, toujours en lien avec elle. Furetant entre les rayons des librairies au mois de f&#233;vrier dernier la couverture vert amande d'un livre, intitul&#233; Virginia Woolf journaliste, sous-titr&#233;e L'histoire m&#233;connue d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je reprends mes r&#233;flexions autour de ma relation &#224; Virginia Woolf, car il me semble bien que je n'en ai pas termin&#233;, et je pense aussi que je n'ai pas le d&#233;sir que cela cesse. De nouveaux livres s'ach&#232;tent, se feuillettent, se lisent, des &#233;missions s'&#233;coutent, des films se regardent, toujours en lien avec elle. Furetant entre les rayons des librairies au mois de f&#233;vrier dernier la couverture vert amande d'un livre, intitul&#233; &lt;i&gt;Virginia Woolf journaliste&lt;/i&gt;, sous-titr&#233;e &lt;i&gt;L'histoire m&#233;connue d'une &#233;mancipation par le journalisme&lt;/i&gt; de Maria Santoz-Sainz, attire le regard ; je l'ach&#232;te aussit&#244;t. Cette facette m'est moins famili&#232;re et donc j'aurai sans doute encore &#224; apprendre sur cette autrice Je ne l'ai pas encore lu, de m&#234;me que &lt;i&gt;Flush&lt;/i&gt;, pourtant depuis septembre sur la pile de livres &#224; lire. Au mois de mars, c'est la couverture de la revue Lire qui inscrit son nom en lettres majuscules avec un dossier qui est consacr&#233; &#224; Virginia, en sp&#233;cifiant plus qu'une ic&#244;ne, &#233;voquant aussi une psychologie fragment&#233;e et les femmes de sa vie. Je me laisse s&#233;duire, tout comme, quelques jours plus tard par le &lt;i&gt;Woolf &lt;/i&gt; bref et percutant d'Ad&#232;le Cassigneul, que je d&#233;vorerai, lui, instantan&#233;ment. Le vert semble &#234;tre &#224; la mode cette ann&#233;e car la couverture est &#233;galement de cette couleur, un vert plus fonc&#233; que pour l'ouvrage pr&#233;c&#233;dent, avec les cinq lettres du titre en blanc et dessous son visage de profil. Un livre int&#233;ressant, de par sa forme, de par son &#233;criture, de par son assise dans le f&#233;minisme clairement affirm&#233;, un livre que j'ai beaucoup soulign&#233;, &#224; la bibliographie riche o&#249; je suis all&#233;e me promener avec envie ( beaucoup de r&#233;f&#233;rences en anglais). Un livre qui sort des sentiers battus. J'y reviendrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez mon libraire favori, j'ai aussi command&#233; au mois d'avril &lt;i&gt;Virginia Woolf, la fl&#226;neuse de Rodmell&lt;/i&gt; de Christian Soleil, qui a &#233;crit plusieurs livres autour de Virginia, de sa s&#339;ur, de Bloomsbury. J'ai visionn&#233; aussi le film &lt;i&gt;Vita et Virginia&lt;/i&gt; et lu le livre de Christine Orban ensuite.. Lu &#233;galement un livre, emprunt&#233; &#224; la biblioth&#232;que de Angelica Garnett, la ni&#232;ce de Virginia, : &lt;i&gt;Les deux c&#339;urs de Bloomsbury&lt;/i&gt; qui &#233;voque la vie de ses parents et bien s&#251;r la relation entre sa m&#232;re Vanessa et Virginia. J'ai &#233;cout&#233; aussi un podcast autour de &lt;i&gt;Mrs Dalloway&lt;/i&gt;, qui vient d'&#234;tre r&#233;&#233;dit&#233; dans la Pl&#233;iade (qui me sera offert !). Donc toujours une forte pr&#233;sence sur mes &#233;paules et en esprit, m&#234;me si je n'ai pas encore tout lu de mes acquisitions. Virginia est l&#224; en permanence sur mon bureau, toujours &#224; port&#233;e de main. Sans oublier son &lt;i&gt;Journal &lt;/i&gt; que je lis &#224; petites doses mais avec r&#233;gularit&#233;. En somme quelqu'un qui veille un peu sur moi..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.&#201;trangement, durant cette m&#234;me p&#233;riode, pour le besoin d'un atelier d'&#233;criture que j'anime, je me penche aussi beaucoup sur Emily Dickinson et encha&#238;ne des lectures autour de cette autrice. Je relis les deux livres de Dominique Fortier &lt;i&gt;Les villes de papier&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les ombres blanches&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Chambre avec vue sur l'&#233;ternit&#233; &lt;/i&gt; de Claire Malroux et d&#233;couvre &lt;i&gt;La vie singuli&#232;re de Thomas Higginson&lt;/i&gt; de Christian Garcin qui &#233;voque son lien avec Emily Dickinson. Je revisionne aussi le film &lt;i&gt;A quiet passion&lt;/i&gt;. Il m'arrive, &#224; force d'errer entre leurs vies, d'emm&#234;ler leurs deux visages. Deux autrices qui me traversent et travaillent en moi. Deux femmes qui se tiennent pr&#232;s de moi. Deux fant&#244;mes qui me hantent, avec qui je dialogue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mes Divagations/ 21</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-21</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia... &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel sillon ce livre Les Vagues a-t-il creus&#233; en moi ? Quels alluvions a-t-il abandonn&#233;s ? C'est bien ce genre de questions qu'il serait utile de se poser apr&#232;s chaque lecture. Ce livre, de par cette lecture incongrue, qui sort de l'ordinaire de par sa dur&#233;e, m'a appris &#224; ralentir, &#224; prendre le temps du rythme d'une phrase, de tout ce qui est cach&#233; derri&#232;re et que le lecteur doit construire &#224; son tour. Le travail du lecteur a ici toute son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel sillon ce livre Les Vagues a-t-il creus&#233; en moi ? Quels alluvions a-t-il abandonn&#233;s ? C'est bien ce genre de questions qu'il serait utile de se poser apr&#232;s chaque lecture. Ce livre, de par cette lecture incongrue, qui sort de l'ordinaire de par sa dur&#233;e, m'a appris &#224; ralentir, &#224; prendre le temps du rythme d'une phrase, de tout ce qui est cach&#233; derri&#232;re et que le lecteur doit construire &#224; son tour. Le travail du lecteur a ici toute son importance : on se sent invit&#233; &#224; &#233;tablir une &#233;coute pleine, une pr&#233;sence sans distraction, une tendresse &#224; offrir aux personnages qui se livrent devant nous. On se trouve dans une lecture-&#233;criture permanente, une invitation &#224; habiter le livre. Ce livre que l'on a tant de mal &#224; remiser sur une &#233;tag&#232;re et qui reste &#224; port&#233;e de main sur le bureau, au cas o&#249;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour ce qui est du mot juste, tu fais erreur. Le style est une chose tr&#232;s simple ; ce n'est qu'une question de rythme. Une fois qu'on l'a compris, on ne peut plus se tromper dans le choix des mots. Pour autant, me voil&#224; assise &#224; mon bureau depuis le milieu de la matin&#233;e, d&#233;bordante d'id&#233;es, de visions et de mille autres choses encore, sans parvenir &#224; les d&#233;loger faute d'avoir trouv&#233; le bon rythme. L'essence du rythme est tr&#232;s profonde en v&#233;rit&#233; et va bien au-del&#224; des mots. Un spectacle, une &#233;motion provoquent une vague dans l'esprit, bien avant que ne se forment des mots qui puissent l'&#233;pouser ; et l'on doit en &#233;crivant (telle est ma conviction actuelle) recr&#233;er cette vague et la rendre agissante (ce qui n'a rien &#224; voir en apparence avec les mots) afin que, lorsqu'elle se pr&#233;cipite et d&#233;ferle dans l'esprit, les mots naissent pour s'y accorder. Mais mon avis sera sans doute diff&#233;rent l'ann&#233;e prochaine.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(lettre de Virginia Woolf &#224; Vita Sackville-West &#8211; 16 mars 1926)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se tenir sur une plage face &#224; l'oc&#233;an, &#224; ne rien faire d'autre que regarder, &#233;couter, se laisser porter. Se laisser glisser dans une spirale du temps autre, pendant que le soleil vit sa vie et qu'une journ&#233;e peut &#234;tre une vie, et un instant une &#233;ternit&#233;. Ces petites &#233;tincelles de vie qui &#233;clatent, se dispersent, se rejoignent, s'&#233;loignent et font rena&#238;tre dans l'esprit de celui qui lit des sensations oubli&#233;es. Et le bonheur de lire dans plusieurs traductions, ne pouvant tout saisir de la langue originale, qui permet des visions diff&#233;rentes, des subtilit&#233;s, des sensations qui vont et viennent. Ce qui est donn&#233; &#224; lire se creuse, d&#233;termine l'empreinte qu'il veut prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des images de soleil au-dessus de l'oc&#233;an, de plages d&#233;sert&#233;es, de rochers, de plantes, de lumi&#232;re, de couleurs, de textures. Les noms des personnages qui traversent le livre, qui s'expriment chacun leur tour, nous faisant effleurer un peu de ce qu'ils sont, mais pas trop pour laisser l'imagination s'en emparer et les faire tanguer dans l'histoire, dans leur vie comme tout un chacun tangue ou tr&#233;buche sur ses propres chemins, avance avec ses failles et ses doutes. Des bouts de phrases prononc&#233;es sans que l'on ne poss&#232;de tous les codes pour d&#233;crypter, mais des bouts de phrases, de pens&#233;es qui prennent possession des n&#244;tres, des bribes que l'on &#233;crit sur un cahier rouge pour en signifier l'importance, pour ne pas oublier qu'il faudrait absolument revenir au c&#339;ur de ces phrases, aller un peu plus loin encore et qui cheminent en soi sans que l'on en sache trop la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces petits bouts du texte, rassembl&#233;s dans un cahier lign&#233; rouge Clairefontaine, comme je les aime, diff&#233;rents de ceux que j'utilise pour la prise de notes au quotidien ( ceux-l&#224; sont &#224; spirale), marron ou noir. Petits cahiers rouges, dont je m'aper&#231;ois que le prix a doubl&#233; en trois ans, mais auxquels je suis attach&#233;e, car l'&#233;criture semble glisser sur les pages lisses &#224; souhait. Donc, j'ai not&#233;, sans me souvenir vraiment de la date de commencement de cette tache, des phrases enti&#232;res ou tronqu&#233;es issues du livre, avec une mani&#232;re de faire identique : le num&#233;ro de page chez C&#233;cile Wajsbrot, puis Michel Cusin, puis Marguerite Yourcenar, puis Christine Jeanney et les traductions propos&#233;es par chacun. Toujours dans le m&#234;me ordre, le tout avec un num&#233;ro qui les pr&#233;c&#232;de afin de m'y retrouver plus tard. Pas de r&#233;colte dans les interludes puisque d&#233;j&#224; travaill&#233;s par ailleurs. Un travail de cueillette, d'&#233;chos projet&#233;s en moi, de serpents de mots qui sinuent et ne veulent pas se perdre. Cette id&#233;e est n&#233;e afin de proposer un texte &#224; une revue en ligne, texte qui a &#233;t&#233; retenu par la revue Dire au sein du groupe d'&#233;criture du Tiers-Livre anim&#233; par Fran&#231;ois Bon, paru &#224; l'automne 2022. C'&#233;tait pour le deuxi&#232;me num&#233;ro ( il n'y en aura pas d'autre). Dans la note qui pr&#233;sentait mon travail, j'avais not&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ce texte est le premier d'une s&#233;rie qui pourrait s'intituler &#171; Dialogue avec une phrase &#187; ou &#171; Arr&#234;t sur image &#187; ou &#171; Entre mots &#187;. Il s'agit donc d'un travail en cours o&#249; la lecture d'une phrase ou de quelques mots d'un texte dans un livre d&#233;clenche un passage &#224; l'acte d'&#233;criture. J'&#233;cris g&#233;n&#233;ralement des textes courts, et sans doute davantage dans un registre de po&#233;sie. Le projet, avec ce travail, c'est de se confronter &#224; des fragments nettement plus longs o&#249; je puisse d&#233;river. Le dialogue avec des autrices est une deuxi&#232;me contrainte. Outre Virginia Woolf, il y aura Sylvia Plath, Alejandra Pizarnik, Clarice Lispector&#8230;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, je me suis immerg&#233;e entre les lignes de Virginia Woolf, au c&#339;ur des &lt;i&gt;Vagues&lt;/i&gt;, ne parvenant pas &#224; m'en d&#233;tacher, et m'autorisant un &#233;change, ou un monologue apr&#232;s avoir not&#233; ces petits bouts de phrase qui ont happ&#233; mon regard et martel&#233; mon esprit, abandonnant l'id&#233;e de papillonner chez d'autres autrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#224; suivre...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mes Divagations/ 20</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-20</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia... &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis l'aube jusqu'&#224; son coucher, nous avons suivi le cheminement du soleil : il s'est lev&#233;, s'est couch&#233;, a enlumin&#233; la mer et son rivage, a suscit&#233; la vie dans le paysage, oiseaux et fleurs se sont r&#233;v&#233;l&#233;s, des objets inanim&#233;s se sont m&#234;me anim&#233;s dans les maisons soudainement baign&#233;s de lumi&#232;re. Une journ&#233;e mais c'est peut-&#234;tre bien toute une ann&#233;e qui s'est &#233;coul&#233;e, ou une vie. Le temps est distendu, les rep&#232;res se perdent. Une densit&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'aube jusqu'&#224; son coucher, nous avons suivi le cheminement du soleil : il s'est lev&#233;, s'est couch&#233;, a enlumin&#233; la mer et son rivage, a suscit&#233; la vie dans le paysage, oiseaux et fleurs se sont r&#233;v&#233;l&#233;s, des objets inanim&#233;s se sont m&#234;me anim&#233;s dans les maisons soudainement baign&#233;s de lumi&#232;re. Une journ&#233;e mais c'est peut-&#234;tre bien toute une ann&#233;e qui s'est &#233;coul&#233;e, ou une vie. Le temps est distendu, les rep&#232;res se perdent. Une densit&#233; de couleurs, de sensations, de m&#233;taphores avec des &#034;as if &#034;, des &#034;comme&#034; ass&#233;n&#233;s, des coups de poings pour tenter de dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;i&gt;Le soleil tombait en coins aff&#251;t&#233;s dans la pi&#232;ce. Tout ce que la lumi&#232;re touchait &#233;tait soudain dot&#233; d'une existence fr&#233;n&#233;tique. Une assiette &#233;tait comme un lac blanc.&lt;/i&gt; &lt;i&gt; Un couteau ressemblait &#224; une dague de glace. Tout &#224; coup des gobelets se r&#233;v&#233;laient cercl&#233;s de stries de lumi&#232;re. Tables et chaises montaient &#224; la surface comme si elles avaient &#233;t&#233; plong&#233;es dans l'eau et remontaient, pellicul&#233;es de rouge, orange et pourpre comme la pruine sur la peau de fruits m&#251;rs. &lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Et, &#224; mesure que croissait la lumi&#232;re, des troupeaux d'ombres fuyaient devant elles et s'agglutinaient et demeuraient &#224; l'arri&#232;re-plan en replies aux multiples froncis.&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans chaque interlude des vagues qui d&#233;ferlent sur le rivage. Une litanie de vagues qui nous portent &#224; l'interlude suivant et jusqu'au bout du livre. Dans la houle d'une &#233;ternit&#233; toujours recommenc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant deux ans, nous avons lu, traduit, relu, travaill&#233; nos traductions, compar&#233;, discut&#233; puis &#233;crit en &#233;cho aux interludes des Vagues. Nourris de cette &#233;criture si intense de Virginia qui insufflait dans notre pratique un quelque chose qui n'existait pas auparavant, diff&#233;rent pour chacun, une marche o&#249; se hisser et o&#249; regarder alentour d'un &#339;il autre. &#201;crire avec en soi la vigueur de Virginia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois ce travail de lecture &#8211; traduction &#8211; &#233;criture achev&#233;, nous avions accumul&#233; un mat&#233;riau dans lequel retravailler encore afin de constituer un recueil collectif de nos textes. Un choix &#224; r&#233;aliser parmi tout ce qui avait &#233;t&#233; &#233;crit. Quarante klasmas r&#233;unis, quatre par interlude, avec rigoureusement le m&#234;me nombre pour chacun d'entre nous. Et l&#224; encore la tache de se relire, de se pousser l'un l'autre vers une &#233;criture dense, le respect des contraintes que nous nous &#233;tions donn&#233;es, la mise en forme finale en int&#233;grant la langue originale, notre traduction et pos&#233; en vis-&#224;-vis un klasma. En voici un exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'aube jusqu'&#224; son coucher, nous avons suivi le cheminement du soleil : il s'est lev&#233;, s'est couch&#233;, a enlumin&#233; la mer et son rivage, a suscit&#233; la vie dans le paysage, oiseaux et fleurs se sont r&#233;v&#233;l&#233;s, des objets inanim&#233;s se sont m&#234;me anim&#233;s dans les maisons soudainement baign&#233;s de lumi&#232;re. Une journ&#233;e mais c'est peut-&#234;tre bien toute une ann&#233;e qui s'est &#233;coul&#233;e, ou une vie. Le temps est distendu, les rep&#232;res se perdent. Une densit&#233; de couleurs, de sensations, de m&#233;taphores avec des &#034;as if &#034;, des &#034;comme&#034; ass&#233;n&#233;s, des coups de poings pour tenter de dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soleil tombait en coins aff&#251;t&#233;s dans la pi&#232;ce. Tout ce que la lumi&#232;re touchait &#233;tait soudain dot&#233; d'une existence fr&#233;n&#233;tique. Une assiette &#233;tait comme un lac blanc. Un couteau ressemblait &#224; une dague de glace. Tout &#224; coup des gobelets se r&#233;v&#233;laient cercl&#233;s de stries de lumi&#232;re. Tables et chaises montaient &#224; la surface comme si elles avaient &#233;t&#233; plong&#233;es dans l'eau et remontaient, pellicul&#233;es de rouge, orange et pourpre comme la pruine sur la peau de fruits m&#251;rs. [&#8230;] Et, &#224; mesure que croissait la lumi&#232;re, des troupeaux d'ombres fuyaient devant elles et s'agglutinaient et demeuraient &#224; l'arri&#232;re-plan en replies aux multiples froncis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans chaque interlude des vagues qui d&#233;ferlent sur le rivage. Une litanie de vagues qui nous portent &#224; l'interlude suivant et jusqu'au bout du livre. Dans la houle d'une &#233;ternit&#233; toujours recommenc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant deux ans, nous avons lu, traduit, relu, travaill&#233; nos traductions, compar&#233;, discut&#233; puis &#233;crit en &#233;cho aux interludes des Vagues. Nourris de cette &#233;criture si intense de Virginia qui insufflait dans notre pratique un quelque chose qui n'existait pas auparavant, diff&#233;rent pour chacun, une marche o&#249; se hisser et o&#249; regarder alentour d'un &#339;il autre. &#201;crire avec en soi la vigueur de Virginia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois ce travail de lecture &#8211; traduction &#8211; &#233;criture achev&#233;, nous avions accumul&#233; un mat&#233;riau dans lequel retravailler encore afin de constituer un recueil collectif de nos textes. Un choix &#224; r&#233;aliser parmi tout ce qui avait &#233;t&#233; &#233;crit. Quarante klasmas r&#233;unis, quatre par interlude, avec rigoureusement le m&#234;me nombre pour chacun d'entre nous. Et l&#224; encore la tache de se relire, de se pousser l'un l'autre vers une &#233;criture dense, le respect des contraintes que nous nous &#233;tions donn&#233;es, la mise en forme finale en int&#233;grant la langue originale, notre traduction et pos&#233; en vis-&#224;-vis un klasma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, le souhait, le d&#233;sir, le besoin, la n&#233;cessit&#233;, pour nous quatre, que ce recueil trouve la porte ouverte d'un &#233;diteur et des lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#224; suivre...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mes Divagations/ 19</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-19</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>J&#233;r&#233;my Liron</dc:subject>
		<dc:subject>Pascal Quignard</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia... &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s le travail de traduction, qui nous permettait d'entrevoir les textes d'une toute autre fa&#231;on, et apr&#232;s ces &#233;changes sur nos questionnements et nos doutes, nous prenions un temps d'&#233;criture individuelle en &#233;cho aux passages traduits. Ces fragments que nous &#233;crivions alors, je les avais pompeusement nomm&#233;s klasmas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais voil&#224; qu'il faut encore prendre un peu d'&#233;cart et remonter le temps pour saisir l'encha&#238;nement des avanc&#233;es et le pourquoi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pascal-quignard" rel="tag"&gt;Pascal Quignard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1210781-19.jpg?1776523223' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia...&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le travail de traduction, qui nous permettait d'entrevoir les textes d'une toute autre fa&#231;on, et apr&#232;s ces &#233;changes sur nos questionnements et nos doutes, nous prenions un temps d'&#233;criture individuelle en &#233;cho aux passages traduits. Ces fragments que nous &#233;crivions alors, je les avais pompeusement nomm&#233;s klasmas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#224; qu'il faut encore prendre un peu d'&#233;cart et remonter le temps pour saisir l'encha&#238;nement des avanc&#233;es et le pourquoi de ces klasmas. L'ann&#233;e qui pr&#233;c&#233;dait notre immersion dans &lt;i&gt;Les Vagues&lt;/i&gt;, l'ann&#233;e scolaire 2021-2022, notre groupe devait &#234;tre de sept ou huit &#224; ce moment-l&#224;, j'avais engag&#233; un travail d'&#233;criture autour de la notion de paysage int&#233;rieur, en &#233;voquant par-dessus tout la notion de d&#233;tail &#224; mettre en avant. Je souhaitais alors &#224; marquer les esprits en recherchant dans la langue grecque le mot qui correspondrait le mieux &#224; ce que j'avais en t&#234;te. Et, &#224; la premi&#232;re s&#233;ance de la reprise de nos ateliers apr&#232;s les vacances d'&#233;t&#233;, je leur dis que nous allions travailler &#224; r&#233;aliser une klasmath&#232;que ! Succ&#232;s assur&#233; avec un pareil mot ! Je leur donnais alors les explications suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;klasmath&#232;que : du grec klasma (morceau, fragment) ; mot d&#233;riv&#233; de kla&#244; (briser). Rassembler des &#171; morceaux &#187; d&#233;tach&#233;s d'un visuel plus ample. Des petits bouts de choses vues ( dans un premier temps on restera dans la zone visuelle) qui ont saisi le regard, puis se sont trop vite &#233;vapor&#233;s. Une image mentale qui se sera impr&#233;gn&#233;e quelques secondes sur la r&#233;tine, mais n'aura pu &#234;tre vraiment captur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier, on fera une sorte d'inventaire personnel de ces d&#233;tails, ces fragments (klasmas) presque insignifiants auxquels donner consistance. Puis on &#233;crira pour chacun un fragment. Le petit plus sera d'offrir un cadre &#224; ce klasma. &#192; chacun(e) de d&#233;finir son cadre, c'est &#224; dire la forme qu'il ou elle souhaite donner et la conserver pour tous les fragments d'&#233;criture qui suivront : nombre de mots, de phrases, de signes/ disposition en carr&#233;s en rond, &#233;clat&#233;e, la place des blancs sur la page.../ d'autres id&#233;es seront les bienvenues ! On va se laisser t&#226;tonner dans un premier temps sur la forme et celle-ci s'imposera sans doute &#224; chacun apr&#232;s quelques tentatives !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc laisser &#233;merger ces klasmas : quelque chose de furtif avec quelque chose de dense &#224; l'int&#233;rieur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; en lister quelques uns ( la liste se poursuivra chez vous apr&#232;s et n'oubliez pas de les noter lorsqu'ils apparaissent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;crire 1 &#224; 3 fragments en commen&#231;ant de penser &#224; une forme dont ils pourraient se rev&#234;tir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; imaginer tous vos fragments qui pourraient ressembler plus tard &#224; des planches-contacts : quelque chose d'un paysage int&#233;rieur personnel ! La planche contact permet au tireur d'avoir une vue globale du film et, &#224; l'aide d'une loupe, d'&#233;valuer en d&#233;tail chaque vue. Elle est utilis&#233;e pour s&#233;lectionner les vues qui m&#233;ritent d'&#234;tre agrandies, et pour estimer le travail &#224; effectuer sur celles-ci (recadrage, masquages, retouches...). Pour lancer ce nouveau chantier d'&#233;criture, je proposais des textes : un de J&#233;r&#233;my Liron ( peintre et &#233;crivain) intitul&#233; Les pas perdus o&#249; l'on peut lire : &lt;i&gt;Dans l'espace du regard, quelques centim&#232;tres carr&#233;s de blanc lumineux. mais qui faisaient comme le crochet auquel on aurait pendu le monde. Et dans Le livre, l'immeuble, le tableau : Chaque jour observer derri&#232;re un robinier, un sureau, les fa&#231;ons de quelques angles de b&#233;ton, ressasser le tableau, essayer des phrases jusqu'&#224; ce qu'elles tiennent ensemble. C'est un peu r&#233;p&#233;ter un passage diagonal, faire sentier. Facilement : &#233;crire c'est faire sentier dans l'&#233;paisseur en friche de nos terrains d'exp&#233;rience.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, gr&#226;ce &#224; un participant de l'atelier, je d&#233;couvris que Pascal Quignard avait &#233;voqu&#233; le mot klasma dans l'essai &lt;i&gt;Une g&#234;ne technique &#224; l'&#233;gard des fragments&lt;/i&gt; , o&#249; il propose une d&#233;finition du mot &#171; fragment &#187; qui contient, en creux, l'image du lambeau en tant que bout d'&#233;toffe d&#233;chir&#233;e ou de chair arrach&#233;e : &lt;i&gt;&#171; en grec le fragment c'est le klasma, l'apoklasma, l'apospasma, le morceau d&#233;tach&#233; par fracture, l'extrait, quelque chose d'arrach&#233;, de tir&#233; violemment &#187;&lt;/i&gt; . Je me suis sentie en bonne compagnie. Ce terme nous accompagne d&#233;sormais et s'est int&#233;gr&#233; &#224; nos pratiques d'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#224; suivre&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Mes Divagations/ 18</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/mes-divagations-18</link>
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		<dc:date>2026-04-17T09:50:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;cile Wajsbrot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;de mon &#233;trange relation avec Virginia... &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans doute est-ce pour m'inciter et m'autoriser &#224; aller au bout du livre Les Vagues que j'ai propos&#233; en septembre 2022 &#224; l'un de mes ateliers dans lequel je participais &#233;galement ( dans les autres je n'&#233;cris pas avec les participants), un travail de traduction des neuf interludes du livre, suivi d'&#233;criture en &#233;cho. Il n'&#233;tait pas question de traduire l'int&#233;gralit&#233; du livre mais de se concentrer sur ces passages en italiques, qui vont et viennent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/cecile-wajsbrot" rel="tag"&gt;C&#233;cile Wajsbrot&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; de mon &#233;trange relation avec Virginia...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute est-ce pour m'inciter et m'autoriser &#224; aller au bout du livre &lt;i&gt;Les Vagues &lt;/i&gt; que j'ai propos&#233; en septembre 2022 &#224; l'un de mes ateliers dans lequel je participais &#233;galement ( dans les autres je n'&#233;cris pas avec les participants), un travail de traduction des neuf interludes du livre, suivi d'&#233;criture en &#233;cho. Il n'&#233;tait pas question de traduire l'int&#233;gralit&#233; du livre mais de se concentrer sur ces passages en italiques, qui vont et viennent, rythment le livre, d&#233;livrent l'ombre et la lumi&#232;re, oscillent en permanence entre le dehors et le dedans, les heures du jour, de l'aube au cr&#233;puscule, ainsi que les saisons et le parall&#233;lisme avec les &#226;ges de la vie. On retrouve en permanence le jeu des vagues sur la mer et de la lumi&#232;re dans la maison. Ce travail s'&#233;talera sur deux ann&#233;es scolaires, sans que nous ayons perdu pied et avec un enthousiasme continu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re encore d&#233;tourn&#233;e de ne pas tout lire...mais en allant au plus pr&#232;s du texte. Il y avait l'envie depuis longtemps de se frotter au travail de traduction, mais avec parcimonie, pour entrer avec plus d'insistance dans la langue de Virginia, creuser notre propre langue et faire bouger un peu notre &#233;criture. Nous n'&#233;tions plus que quatre dans ce groupe, nous connaissant depuis plus de vingt ans par le biais d'atelier d'&#233;criture. Il fallait aborder quelque chose de neuf entre nous. Engouement et crainte nous habitaient, mais nous avons tous quatre relev&#233; le d&#233;fi, m&#234;me si nos ann&#233;es de pratique de la langue anglaise remontaient pour certains &#224; nos &#233;tudes au lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;...plus je traduis les Vagues plus je mesure &#224; quel point l'espace s'ouvre &#224; l'int&#233;rieur des phrases, plus je mesure que traduire c'est &#233;crire avant tout, mais au c&#339;ur d'un reflet qu'on fait na&#238;tre soi-m&#234;me, exon&#233;r&#233; de la poussi&#232;re fig&#233;e des phrases mortes, comme si le texte que l'on devait traduire s'&#233;crivait en m&#234;me temps que soi, pris dans le temps pr&#233;sent et toujours vif, et tous les questionnements qu'il engendre sont vrais, v&#233;ritables, et au pr&#233;sent, ou au futur, traduire serait cette avanc&#233;e avec cet autre qui continue &#224; dire &lt;/i&gt; nous confie Christine Jeanney dans un de ses articles sur son site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ou trois s&#233;ances de t&#226;tonnements, nous avions d&#233;cid&#233; de faire chacun une traduction chez nous, de prendre ce temps de nous immerger dans la langue, de la questionner, de nous trouver parfois face &#224; des incompr&#233;hensions, puis lors de nos rencontres bimensuelles, partagions notre travail, en nous confrontant aux traducteurs officiels : Marguerite Yourcenar, Michel Cusin, C&#233;cile Wajsbrot, ainsi que Christine Jeanney. Je poursuivais en parall&#232;le la lecture du blog de Christine, qui elle s'attelait &#224; l'int&#233;gralit&#233; du livre, me nourrissant de ses questionnements, de ses r&#233;flexions, ainsi que celles des lecteurs de son blog qui participaient par le biais de commentaires. Quelle richesse o&#249; puiser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Nevermore&lt;/i&gt;, livre lu juste avant de me lancer et d'entra&#238;ner mes amis dans cette aventure, j'ai not&#233; cette phrase de C&#233;cile Wajsbrot : &lt;i&gt;La traduction est une science inexacte, une tentative, toujours non vou&#233;e &#224; l'&#233;chec mais &#224; l'imperfection. D'une langue &#224; l'autre, la barque du passeur se heurte &#224; des obstacles, qu'elle affronte ou contourne, des vagues ou une simple houle, des courants contraires ou porteurs. C'est une travers&#233;e avec un point de d&#233;part et un point d'arriv&#233;e mais de l'un &#224; l'autre, une seule personne conna&#238;t le voyage et ses &#233;cueils, celle qui en a parcouru toutes les &#233;tapes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#224; suivre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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