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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 52 </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Le temps de l'&#233;criture est un fr&#233;missement au bout des doigts. Il s'impose et ne se dirige pas. Il surgit et ne s'arr&#234;te que lorsque cela se pose sur la feuille blanche ou sur l'&#233;cran d'ordinateur via le clavier. Le temps &#224; ce moment-l&#224; n'a plus la m&#234;me densit&#233;, ni la m&#234;me dur&#233;e. Ce sont des moments, quand ils se pr&#233;sentent, qui n'ont pas d'&#233;quivalents ; ils sont de sensations. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Un puits de lumi&#232;re ouvert entre les branches d'un arbre du jardin, c'est tout, mais c'est suffisant pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-2" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1150503.jpg?1774081054' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Le temps de l'&#233;criture est un fr&#233;missement au bout des doigts. Il s'impose et ne se dirige pas. Il surgit et ne s'arr&#234;te que lorsque cela se pose sur la feuille blanche ou sur l'&#233;cran d'ordinateur via le clavier. Le temps &#224; ce moment-l&#224; n'a plus la m&#234;me densit&#233;, ni la m&#234;me dur&#233;e. Ce sont des moments, quand ils se pr&#233;sentent, qui n'ont pas d'&#233;quivalents ; ils sont de sensations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Un puits de lumi&#232;re ouvert entre les branches d'un arbre du jardin, c'est tout, mais c'est suffisant pour faire na&#238;tre une impression de plus grand que soi, comme si &#224; l'int&#233;rieur de son corps, quelque chose s'&#233;tait ouvert, avait eu la permission de prendre de l'amplitude, et que plus d'air pouvait p&#233;n&#233;trer, et que cela allait induire plus de pens&#233;es, plus d'envies, plus de possibilit&#233;s &#224; vivre en ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Ce serait comme une fen&#234;tre ouverte sur un autre paysage, un autre temps, un autre moi. Ce serait comme s'engager dans l'int&#233;rieur d'une montagne les yeux clos, o&#249; le chemin se reconna&#238;t en touchant les parois de pierres, en laissant les odeurs circuler dans les narines, &#224; se laisser emplir de l'espace que l'on tente de traverser, se laisser d&#233;border par ces sensations que l'on a d&#233;j&#224; bien connues. No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Derri&#232;re la fen&#234;tre, toujours et encore, comme si cela ne finissait jamais de regarder pour voir. Il ne se passe pas grand chose derri&#232;re la fen&#234;tre : une m&#233;sange qui se pose sur une branche, une branche qui fr&#233;mit, un buisson qui ondule sous la visite d'un chat, une trace qui s'&#233;crit dans le ciel, l'accroissement de l'herbe, et les songes enfouis qui reposent vifs sous le petit sapin bleu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Durant le temps d'une insomnie, s'apercevoir que No&#235;l &#8212; l'avent, la pr&#233;paration mentale, la n&#233;cessit&#233; de chants qui &#233;voquent ce moment, le jour lui-m&#234;me qui se doit d'&#234;tre diff&#233;rent de celui de la veille &#8212; est le moment privil&#233;gi&#233; pour laisser une place &#224; l'enfant que l'on a &#233;t&#233;, lui redonner vitalit&#233; et lui manifester que l'on ne l'a pas oubli&#233;, que c'est gr&#226;ce et avec lui que l'on poursuit le chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Certains mots prennent le chemin de la pens&#233;e et la colonisent. Pour l'instant c'est le mot devenir qui a pris place en mon esprit . Je l'entends ou le remarque plus souvent que n&#233;cessaire et je l'emploie aussi s&#251;rement bien trop souvent. Il a pos&#233; ses lettres, sont-elles de noblesse je n'en sais rien, mais il ne cesse d'appara&#238;tre, de m'interroger et je tente de lui faire cracher sa force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Le d&#233;sir constant, et je l'esp&#232;re jusqu'au bout de mon souffle, de l'envie d'apprendre des choses nouvelles, de lire et de sortir de cette lecture grandie, autre aussi, par ce qui vient de se mettre &#224; jour en moi. Avec chaque lecture, de celles qui questionnent, qui creusent dans la pens&#233;e et dans les id&#233;es re&#231;ues ou mortes, sentir que l'on est dans une sorte de cr&#233;ation de soi perp&#233;tuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 51</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Georges Perec</dc:subject>
		<dc:subject>Karl Dubost</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Sans doute est-ce ma phrase pr&#233;f&#233;r&#233;e de Georges Perec : Vivre, c'est passer d'un espace &#224; l'autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner. La retrouver au hasard des errances num&#233;riques* me dit que je ne suis pas la seule &#224; tenter d'&#233;viter de me heurter aux murs qui jalonnent nos vies et d'arriver &#224; progresser entre les diff&#233;rents &#233;cueils qui nous guettent au long des existences.. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Quand on se tient aux p&#233;riph&#233;ries des mondes qui nous cernent, notre regard n'est balay&#233; que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/karl-dubost" rel="tag"&gt;Karl Dubost&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1000054.jpg?1776007716' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Sans doute est-ce ma phrase pr&#233;f&#233;r&#233;e de Georges Perec : &lt;i&gt;Vivre, c'est passer d'un espace &#224; l'autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner.&lt;/i&gt; La retrouver au hasard des errances num&#233;riques* me dit que je ne suis pas la seule &#224; tenter d'&#233;viter de me heurter aux murs qui jalonnent nos vies et d'arriver &#224; progresser entre les diff&#233;rents &#233;cueils qui nous guettent au long des existences..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Quand on se tient aux p&#233;riph&#233;ries des mondes qui nous cernent, notre regard n'est balay&#233; que par un vent de froideur. On fixe de loin ce qui remonte jusqu'aux bordures des lieux habit&#233;s par le commun des mortels et on laisse monter en soi des pens&#233;es d'ordre g&#233;n&#233;ral, vierges de toute densit&#233;, de toute profondeur et on ne prononce que des phrases froides sans aucun int&#233;r&#234;t. Des phrases droites, s&#232;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ La m&#233;moire fragment&#233;e du temps o&#249; on a appris &#224; lire, et &#224; &#233;crire. J'ai le souvenir de l'apprentissage de l'&#233;criture, et de mes doigts tach&#233;s d'encre par la tentative de formation des lettres &#224; la plume tremp&#233;e dans l'encrier du bureau de l'&#233;cole, mais je n'ai pas celui de la lecture comme si j'avais toujours su d&#233;chiffrer les mots qui s'affichaient devant mes yeux. La lecture c'est ma m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Des fragments de langue venue de l'enfance reviennent parfois entre nos l&#232;vres, comme si l'on se mettait &#224; parler dans une langue &#233;trang&#232;re qui transiterait quelques instants par le biais de notre corps. De par leur sonorit&#233; lointaine les mots ont alors une mani&#232;re bien &#224; eux de r&#233;sonner comme s'ils &#233;mergeaient d'une grotte sombre et se heurtaient aux parois de pierre. Peut-&#234;tre m&#234;me esp&#232;rent-ils un &#233;cho ou une r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Il y a des jours o&#249; les &#233;chos de la vie d'avant surgissent avec la sonorit&#233; d'un appel lanc&#233; au-dessus d'un puits. Un vase que l'on renverse et qui d&#233;verse sur le parquet son contenu de cailloux blancs, de petits morceaux, d'&#233;corces rouges, de pommes de pin, d'une fleur blanche en papier : le dernier cadeau offert &#224; quelqu'un qui n'est plus et que l'on conserve depuis bient&#244;t dix-huit ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le d&#233;but d'un chemin a toujours de la joie en lui. Il est empli d'un bruissement de d&#233;sir, stri&#233; d'une sorte de na&#239;vet&#233; que l'on souhaiterait bien conserver tout au long. Laisser ce courant porteur d'envie nous envahir l&#224; sur le seuil d'un devenir, irrigu&#233; d'imperceptibles pens&#233;es qui vont nous soutenir, nous guider dans la marche, nous &#233;viter les &#233;cueils probables et n&#233;cessaires. Avancer pas &#224; pas sans se soucier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Image en t&#234;te qui s'incruste sans savoir pourquoi 'une pierre plate lanc&#233;e comme pour faire des ricochets en direction de son pass&#233;. Sur quel &#233;v&#232;nement, quel moment cl&#233; de l'avant de soi heurterait-elle et r&#233;veillerait ainsi dans les fibres du corps les sensations ressenties alors ? Et de rebond en rebond ferait-elle rena&#238;tre tous les soi qui nous ont constitu&#233;s et ont fait ce que nous sommes en ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* dans le journal de Karl Dubost &lt;a href=&#034;https://www.la-grange.net/2025/11/21/http-query&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.la-grange.net/2025/11/21/http-query&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 50</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-50</link>
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		<dc:date>2026-04-12T15:23:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Un nouveau projet commence &#224; se dessiner. Il n&#233;cessite des pens&#233;es floues, des notes qui s'&#233;crivent sur de petits bouts de papier, puis se rassemblent dans un carnet, un fichier s'ouvre sur l'ordinateur, des dossiers prennent place, on enregistre le tout consciencieusement. Cela commence &#224; prendre de la place dans la t&#234;te, de mani&#232;re un peu brouillonne, sans savoir o&#249; cela va pouvoir mener. Penser que c'est le meilleur moment. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Derri&#232;re la fen&#234;tre &#224; l'heure du retour des freux, je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2335.jpg?1776007431' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Un nouveau projet commence &#224; se dessiner. Il n&#233;cessite des pens&#233;es floues, des notes qui s'&#233;crivent sur de petits bouts de papier, puis se rassemblent dans un carnet, un fichier s'ouvre sur l'ordinateur, des dossiers prennent place, on enregistre le tout consciencieusement. Cela commence &#224; prendre de la place dans la t&#234;te, de mani&#232;re un peu brouillonne, sans savoir o&#249; cela va pouvoir mener. Penser que c'est le meilleur moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Derri&#232;re la fen&#234;tre &#224; l'heure du retour des freux, je fixe le d&#233;clin de la lumi&#232;re et l'immobilit&#233; qui s'empare des arbres et buissons, peuple de ce qui cerne la maison et qui pourrait se nommer jardin. D'un c&#244;t&#233; de la maison tout s'endort, alors que de l'autre au loin la ribambelle de lumi&#232;res rouges dans un sens et jaunes dans l'autre se d&#233;ploie, attestant que la vie se poursuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ On se construit dans un amalgame de sentiments contradictoires ce qui fait que l'on a un rapport un peu complexe vis-&#224;-vis de soi. On a beau avoir accumul&#233; un bon nombre d'ann&#233;es, on t&#226;tonne toujours &#224; comprendre quelque chose dans cette complexit&#233; qui nous a fa&#231;onn&#233;s. Sait on un jour qui l'on est vraiment, et &#224; quel moment on parle v&#233;ritablement de sa propre voix et quel est notre visage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Entre les univers o&#249; serpenter, se situe un monde parall&#232;le o&#249; se terrer. Les &#233;cueils sont repouss&#233;s dans les angles morts, et l'on peut errer seule comme en un lieu vierge. On s'y tient comme dans un espace d'apprentissage d'enfance o&#249; se devine ce qu'il faut faire pour &#234;tre. On s'y compla&#238;t dans une forme d'attente, de suspens patient. Il faut parfois parler &#224; voix haute pour se sentir vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L&#224; o&#249; se posait le regard et encore au plus loin de celui-ci, quand enfant on explorait les alentours : les prairies en contrebas, les arbres de la for&#234;t, les collines qui fermaient l'horizon et les lumi&#232;res qui s'allumaient au cr&#233;puscule et qui guidaient les visions. Ce souvenir qui remonte, qui efface les fronti&#232;res, et qui m&#234;le le dehors et le dedans en un seul mouvement, comme un instant fondateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Les histoires qui reviennent du temps de l'enfance, ce sont des histoires travers&#233;es de silences. Des chaises en paille align&#233;es devant la maison, nous assis dessus attendant la venue de cette nuit d'&#233;t&#233; o&#249; les &#233;toiles filantes se devaient de traverser ce ciel nocturne et nos esprits, emplis de songes, et pr&#234;ts &#224; se laisser guider par cette lumi&#232;re et &#224; formuler des v&#339;ux dont on ne sait plus rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ La vie de chacun d'entre nous vue comme un atlas &#224; &#233;tudier, avec ses sommets et ses creux, ses grottes et ses plaines ouvertes au vent, toute une s&#233;rie de mondes dont on a oubli&#233; les pierres qui ont permis de le solidifier, peupl&#233;s de microcosmes qui ont contribu&#233; &#224; construire qui l'on est, &#224; fa&#231;onner notre chair, en une cartographie pleine de rides dont on a &#224; prendre soin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 49</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-49</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Anh Mat</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Je me tiens dans mon clo&#238;tre de silences. Des silences nourris de tous les livres qui repoussent les murs. Ceux que j'ai lus, aim&#233;s, et ceux qui patientent encore, dont j'ai juste effleur&#233; d'une main gourmande la couverture, feuillet&#233; quelques pages, lu un paragraphe ou deux...Dans chaque clo&#238;tre une lumi&#232;re particuli&#232;re se glisse qui donne &#224; voir ce qui se doit. Je ne suis oblig&#233;e &#224; rien : &#234;tre l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Les couleurs ne viennent pas toujours de l'ailleurs d'un dehors. Une journ&#233;e d'ombres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/anh-mat" rel="tag"&gt;Anh Mat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/christine-jeanney" rel="tag"&gt;Christine Jeanney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1220172.jpg?1776007248' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Je me tiens dans mon clo&#238;tre de silences. Des silences nourris de tous les livres qui repoussent les murs. Ceux que j'ai lus, aim&#233;s, et ceux qui patientent encore, dont j'ai juste effleur&#233; d'une main gourmande la couverture, feuillet&#233; quelques pages, lu un paragraphe ou deux...Dans chaque clo&#238;tre une lumi&#232;re particuli&#232;re se glisse qui donne &#224; voir ce qui se doit. Je ne suis oblig&#233;e &#224; rien : &#234;tre l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Les couleurs ne viennent pas toujours de l'ailleurs d'un dehors. Une journ&#233;e d'ombres se r&#233;v&#232;le pleine d'intensit&#233;s color&#233;es. Sous les paupi&#232;res cela irise.Des pr&#233;sences se sont install&#233;es. Sous le voile de nos yeux, certaines choses tentent de s'exprimer, de laisser libre cours au songe o&#249; les forces puisent. Et cela dialogue dans le plus grand silence. Et l'on se trouve soudain comme une branche luttant en vain contre le courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Je lis : &lt;i&gt;chaque phrase est pos&#233;e sur l'&#233;chafaudage de soi&lt;/i&gt; *. M&#234;me si les planches qui fabriquent l'&#233;chafaudage o&#249; j'essaie de rester debout, ne sont pas de premi&#232;re jeunesse, l'image est l&#224; pos&#233;e devant mon regard. Elle donne le d&#233;sir et la pulsion de continuer. A la fois une vision vers l'arri&#232;re se cr&#233;e, une vision d'un maintenant en recherche d'&#233;quilibre et une troisi&#232;me vision tourn&#233;e vers un futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Je lis : &lt;i&gt;je vais tout remettre &#224; plat&lt;/i&gt;*. C'est aussi ce que je pense &#224; faire dans de nombreux domaines afin de ne pas me d&#233;courager et poursuivre le travail que je suis cens&#233;e poursuivre, que je m'oblige &#224; maintenir en vie, m&#234;me si je ne suis oblig&#233;e en rien. Cela m'importe de mener un peu plus loin des projets qui n'int&#233;ressent que moi, mais qui me maintiennent debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Il faut bien constater que le temps ne m'attend pas, qu'il file &#224; son rythme et que j'ai pris du retard dans de nombreuses taches que je veux mener &#224; bien toutes ensemble. Il serait peut-&#234;tre bon de se dire qu'il faut faire des choix et que je n'ai plus l'&#233;nergie n&#233;cessaire pour tout porter. Le probl&#232;me est de savoir lequel de ces projets je devrais abandonner sur le bord...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Cette impression de passer d'une forme de soi &#224; une autre forme de soi en un temps assez bref, fait que l'on a du mal &#224; savoir qui l'on est r&#233;ellement. Comme si l'on &#233;tait forc&#233; d'endosser des parures diff&#233;rentes, d'en fa&#231;onner de nouvelles, pour &#233;conomiser chacune de ces apparences et ainsi, au travers de ses sortes de m&#233;tamorphoses, &#224; vivre avec plus d'intensit&#233;. Sensation profonde et intime de cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/Je lis :&lt;i&gt;&#233;crire pour me dissoudre dans mes propres voix&lt;/i&gt;**. Dans celles de la nuit qui prennent des chemins de traverse, et dans celles qui obstruent mes l&#232;vres le jour. Tout ce qui se parle et dont on n'arrive pas &#224; interpr&#233;ter toutes les phrases, tout ce qui va et vient sans crier gare, passe en t&#234;te puis se dilue entre les ar&#234;tes du temps et la conscience de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Christine Jeanney site Tentatives&lt;br class='autobr' /&gt;
**Anh Mat:site Les jours &#233;chou&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 48</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-48</link>
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		<dc:date>2026-04-12T15:13:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Ouvrir un livre pris dans la pile d'ouvrages en attente. En lire quelques pages pour nourrir le moment d'avant l'&#233;criture. S'arr&#234;ter sur de la limaille d'encre*. N'avoir nul besoin d'aller plus avant. Se nourrir de cette image, la voir sur le doigt entach&#233; de l'encre d'un stylo plume, ou plus ancien encore du porte-plume de l'enfance grignot&#233; &#224; son embout, et la tache sur le papier soudain transform&#233;e en fleur. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ &#192; l'&#233;coute de l'&#233;crit des uns et des autres, je fur&#232;te dans les blogs, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-2" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/584439200_1449902177143125_735708943421154125_n.jpg?1776006869' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Ouvrir un livre pris dans la pile d'ouvrages en attente. En lire quelques pages pour nourrir le moment d'avant l'&#233;criture. S'arr&#234;ter sur &lt;i&gt;de la &lt;/i&gt; &lt;i&gt;limaille d'encre&lt;/i&gt;*. N'avoir nul besoin d'aller plus avant. Se nourrir de cette image, la voir sur le doigt entach&#233; de l'encre d'un stylo plume, ou plus ancien encore du porte-plume de l'enfance grignot&#233; &#224; son embout, et la tache sur le papier soudain transform&#233;e en fleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ &#192; l'&#233;coute de l'&#233;crit des uns et des autres, je fur&#232;te dans les blogs, me laisse porter, emporter dans des errances d'&#233;criture, me perds parfois &#224; ne plus savoir o&#249; je suis, chez qui je suis, ce que je fais l&#224;. Je note juste que le temps s'est &#233;coul&#233; et que c'&#233;tait un bon moment, et que d'autres n'en finissent pas de creuser chacun son sillon. On n'est jamais seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ &lt;i&gt;Parmi les images, plusieurs. Prendre l'image.&lt;/i&gt; ** Celle qui me regarde. Celle qui se pense avant m&#234;me d'avoir &#233;t&#233; choisie. Celle qui, en une seconde, se d&#233;voile. Et d&#233;voile quelque chose de soi. Ou cherche &#224; montrer, &#224; dire ce que les mots ne savent pas exprimer. On n'y voit rien et soudain on voit. &#192; la mesure d'un instant, d'un &#233;cho. La candeur de la palpitation brutale d'un instantan&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Comment cultiver sa vigilance, vis-&#224;-vis du monde qui va beaucoup trop vite et sur des chemins que l'on ne peut aimer, si ce n'est par le fait de prendre le temps du lire. Le temps d'une lecture lente et interrogative. Avec des retours en arri&#232;re, des arr&#234;ts sur une phrase, un mot qui fait d&#233;vier la pens&#233;e. Le temps de la profondeur. Comme devant un paysage qui vous transporte loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L'&#233;criture manuscrite, que je pratique de moins en moins, me manque. Le trac&#233; des lettres majuscules particuli&#232;rement que j'affectionnais d'&#233;crire. Je me souviens des lignes d'&#233;criture sur les cahiers lign&#233;s de l'enfance et l'application que je mettais &#224; faire les pleins et les d&#233;li&#233;s, qui n'ont plus cours aujourd'hui. Prendre le temps de former une lettre, se tenir dans un &#233;tat de fabrication d'un mot avec la lenteur qu'il requiert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Souligner, tracer un trait vertical dans la marge pour signifier l'importance d'un passage, quelque chose que je souhaite relire, ne pas oublier, est une conversation avec les livres. Ils ne sont pas sacr&#233;s, ils sont vivants et en &#233;ternel dialogue avec la lecture que je peux en faire &#224; un moment donn&#233;. J'aime retrouver ces traces lorsque je les feuillette dans un temps autre. Ils ont un surplus de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Il suffit parfois de pousser la porte d'une galerie de peinture et de rester quelques instants face &#224; des tableaux*** qui touchent, nous &#244;tent les mots de la bouche, nous font d&#233;river imperceptiblement dans le domaine du songe le temps de l'&#233;change entre la toile et soi. Sans chercher &#224; voir vraiment, on entre dans la profondeur d'une pr&#233;sence o&#249; l'on se laisse flotter, emporter dans un ailleurs de sensibilit&#233;s..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* R&#233;gine Detambel &#171; &#201;crire juste pour soi &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
** Lu sur le blog de Karl Dubost&lt;br class='autobr' /&gt;
*** Fr&#233;d&#233;ric Fau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 47</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-47</link>
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		<dc:date>2026-04-12T15:09:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Un effet de d&#233;calage constant, et probablement de sauvegarde de soi, fait que l'on &#233;volue en marge des &#233;v&#232;nements du monde. On se raccroche aux rires des enfants qui nous sont proches, &#224; leur langue qui est en bouton mais pas encore en &#233;closion et qui poss&#232;de ainsi un devenir et la joie de la d&#233;couverte, de la surprise de ce qui va se dire. Un dire de mots neufs. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Un filtre s'interpose en permanence entre ce que l'on regarde et ce qui est regard&#233;, comme pour se prot&#233;ger mutuellement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Un effet de d&#233;calage constant, et probablement de sauvegarde de soi, fait que l'on &#233;volue en marge des &#233;v&#232;nements du monde. On se raccroche aux rires des enfants qui nous sont proches, &#224; leur langue qui est en bouton mais pas encore en &#233;closion et qui poss&#232;de ainsi un devenir et la joie de la d&#233;couverte, de la surprise de ce qui va se dire. Un dire de mots neufs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Un filtre s'interpose en permanence entre ce que l'on regarde et ce qui est regard&#233;, comme pour se prot&#233;ger mutuellement d'un regard d&#233;rangeant. Nos certitudes se font vacillantes, et c'est tant mieux. Ce que l'on croit voir nous emporte souvent beaucoup plus loin que ce qui est simplement sous les yeux, le cerveau d&#233;connecte d'un r&#233;el et sinue vers des territoires anciens o&#249; des miroirs ne sont pas si &#233;loign&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Plus grand que soi serait ce qui se fige dans les lignes qui s'&#233;crivent sur la page ? Ce serait surtout quelque chose qui va creuser dans un terreau en jach&#232;re, dans une poign&#233;e de terre o&#249; rien ne semblait exister. Des mots banals s'&#233;l&#232;vent, eh bien recueillons-les, sans trop savoir o&#249; ils vont nous entrainer. Esp&#233;rons juste une clairi&#232;re o&#249; respirer plus large avec des chants d'oiseaux nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Lorsque voir devient regarder. Et pas seulement avec ses deux yeux. Mais regarder de tout son &#234;tre. Jusqu'au bord de sa peau. Avec toute sa sensibilit&#233; et son histoire. Avec aussi toute la puissance cach&#233;e de la langue qui sommeille en soi. Entre l'&#339;il et le dehors, ce qui est donn&#233; &#224; voir n'est pas inerte, cela entre dans le champ des mots et de sa propre langue. Regarder voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Pour &#233;crire a-t-on besoin de muscle ou de souffle ? De silence s&#251;rement et d'un temps devant soi. D'un peu de recul et de livres autour de soi. Et les mots du quotidien. D'une fen&#234;tre qui donne &#224; songer. D'un ciel que le sommet des arbres cherche &#224; rejoindre. De quelques oiseaux qui passent sans savoir. D'un rouge-gorge qui se pose un instant. D'une polyphonie donc de tous ces entrelacs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ De l'importance des verbes. Ce sont eux qui montrent le plus ce qui se d&#233;roule en soi, qui font que cela advient. Et les plus forts d'entre eux seraient sans doute les verbes &#234;tre, regarder, chercher, ressentir, &#233;couter. Ils sont tr&#232;s communs, on les utilise sans r&#233;fl&#233;chir, mais il faudrait leur rendre leurs lettres de noblesse et les consid&#233;rer comme une approche de quelque chose en devenir : une annonciation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Chacun arpente ses gouffres. Aux confins de qui l'on est ou que l'on tente d'&#234;tre. Et dont on cherche &#224; ramener des bribes de soi, de ce qui nous a fait vivre, esp&#233;rer, penser, et qui apr&#232;s tant d'ann&#233;es se r&#233;duit &#224; quelques taches sombres. Et &#224; chercher, et peut-&#234;tre trouver dans la luminosit&#233; qui &#233;mane du noir, dans ce miroir r&#233;fl&#233;chissant les sillons, le creux dense de nos pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 46</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-46</link>
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		<dc:date>2026-04-12T15:05:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ &#201;voluer entre les songes ou les vid&#233;os regard&#233;es ou les lignes lues ici ou l&#224; et avoir de la difficult&#233; &#224; distinguer les contours du r&#233;el. Sensation de vivre dans un autre univers, d'arpenter une g&#233;ographie autre, en laissant se dilater les parois qui nous cernent. Comme une &#233;trange exp&#233;rience de mutation int&#233;rieure o&#249; ne r&#233;sonnent que des instants choisis, une g&#233;ographie personnelle, laissant &#233;prouver d'autres sensations r&#234;v&#233;es ou invent&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Peut-&#234;tre en &#233;tat de suspension avec le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ &#201;voluer entre les songes ou les vid&#233;os regard&#233;es ou les lignes lues ici ou l&#224; et avoir de la difficult&#233; &#224; distinguer les contours du r&#233;el. Sensation de vivre dans un autre univers, d'arpenter une g&#233;ographie autre, en laissant se dilater les parois qui nous cernent. Comme une &#233;trange exp&#233;rience de mutation int&#233;rieure o&#249; ne r&#233;sonnent que des instants choisis, une g&#233;ographie personnelle, laissant &#233;prouver d'autres sensations r&#234;v&#233;es ou invent&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Peut-&#234;tre en &#233;tat de suspension avec le sentiment de flotter entre les moments de vie. Comprendre que l'on circule dans la marge des jours avec l'envie d'y rester. Souvent dans les mois de novembre, je ressentais une sorte d'enfermement, de d&#233;rive vers la d&#233;pression, c'&#233;tait ainsi, je le savais, je patientais, et l&#224;, peut-&#234;tre gr&#226;ce aux belles journ&#233;es lumineuses, j'ai la sensation de marcher &#224; c&#244;t&#233; de moi, sans difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ De quel enfantement est-on encore capable, alors que les ans ne cessent de s'accumuler et que la facult&#233; de l'esprit &#224; se r&#233;g&#233;n&#233;rer a une tendance certaine &#224; ralentir... On &#233;crit pour recommencer quelque chose, tricoter avec les mots un v&#234;tement nouveau, comme une robe de bapt&#234;me immacul&#233;e o&#249; une histoire encore in&#233;dite pourrait s'&#233;crire. &#202;tre encore et avant tout sur le seuil d'un possible dont on ne sait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ &#192; force d'avoir install&#233; des habitudes, presque un emploi du temps, dans le d&#233;roulement d'une journ&#233;e, on est perturb&#233; lorsque l'ordre n'est pas respect&#233;, et qu'il faut tenter de rattraper le temps qui a poursuivi son chemin sans rien demander &#224; personne. Le caf&#233; n'est pas bu au bon moment et l'&#233;criture ne sait plus o&#249; elle en est. De l'importance des rituels et du respect d'un rythme coh&#233;rent .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L'observation de ce qui va, de ce qui aide &#224; avancer semble primordiale en ces jours o&#249; tout est fait pour nous plonger dans une tristesse sans nom. Et que ce qui se pense, s'&#233;crit ou ce qui s'&#233;crit et est donc pens&#233; reprenne les couleurs de la vie. Dans les &#233;parpillements de soi, tenter de retrouver le fil bleu pour mieux ressentir ce qui en soi est plus fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Il y a une sorte de libert&#233; que prennent les mots qui s'&#233;crivent sur la page. Ils d&#233;cident du chemin &#224; emprunter, et &#233;difient m&#234;me une barricade entre l'intime de ce qu'on est et ce qui finit par se graver sur le papier. Comme si l'envie de brouiller les pistes &#233;tait la plus forte. Ou si &#233;crire voulait se dire comme &#224; reculons : des combinaisons de mots en libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ En assistant &#224; un concert d'une chorale ukrainienne, on se laisse porter par une langue inconnue et on va chercher quelque chose qui nous grandit de l'int&#233;rieur. On se sent envelopp&#233; de sons qui aident &#224; vivre le pr&#233;sent. M&#234;me si le mental s'&#233;chappe par moments, on est ensemenc&#233; du pouvoir du chant, de la musique, et de l'union des voix qui s'&#233;paulent. Un sentiment grandit en soi de s&#233;r&#233;nit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 45</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-45</link>
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		<dc:date>2026-04-12T15:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Wajdi Mouawad</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Attendre des images, que l'on regarde d&#233;filer dans une vid&#233;o exhum&#233;e alors qu'on la croyait d&#233;finitivement perdue, que se l&#232;ve quelque chose enfoui au fond de la m&#233;moire et qui, par une sorte de r&#233;surrection, tenterait de redonner les m&#234;mes &#233;mois, les m&#234;mes sensations que celles ressenties lors de la prise de vues. Mais on n'est plus la m&#234;me personne, et seule subsiste la joie de revoir ces lieux apaisants. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Voir comment chacune s'empare de la proposition d'&#233;criture dans un des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Attendre des images, que l'on regarde d&#233;filer dans une vid&#233;o exhum&#233;e alors qu'on la croyait d&#233;finitivement perdue, que se l&#232;ve quelque chose enfoui au fond de la m&#233;moire et qui, par une sorte de r&#233;surrection, tenterait de redonner les m&#234;mes &#233;mois, les m&#234;mes sensations que celles ressenties lors de la prise de vues. Mais on n'est plus la m&#234;me personne, et seule subsiste la joie de revoir ces lieux apaisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Voir comment chacune s'empare de la proposition d'&#233;criture dans un des ateliers que j'anime, est toujours une source de satisfaction intense. Et ce silence qui pr&#233;c&#232;de le plongeon dans l'&#233;criture, et pendant l'&#233;criture aussi, apr&#232;s la lecture d'un texte que j'essaie toujours de proposer qui a de l'intensit&#233;. Et l'&#233;nergie que je re&#231;ois ensuite lorsque j'&#233;coute les textes. Et voir aussi la joie sur les visages lorsque l'on se s&#233;pare&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ &lt;i&gt;Lorsque cela semble s'&#233;crire au-del&#224; de soi&lt;/i&gt;* : j'entends cela et n'&#233;coute plus ce qui se dit apr&#232;s. C'est cela les Ricochets, quelques mots qui &#233;clatent en t&#234;te et qui tracent leurs cercles de r&#233;sonance, &#233;largissant leur pourtour encore et encore et accomplissant le travail de maintenir vivante une pens&#233;e qui sans cesse se heurte &#224; un r&#233;el o&#249; justement tout est fait pour que l'on ne pense pas vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Ce serait comme une forme de jach&#232;re, de terrain int&#233;rieur en attente palpable. On sent bien qu'il y a quelque chose qui tremble, comme une barque qui balance au bord de la rive, encore pr&#232;s de la berge, mais pr&#234;te &#224; se glisser sur les eaux calmes du lac. Encore enduite de ces silences de la nuit et aimant&#233;e par la tentation d'aller vers l'avant de ce qui se profile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Je sais bien qu'il est vain de chercher &#224; apprendre tout ce que j'ignore mais la boulimie de connaissances ne me l&#226;che pas. C'est cette pers&#233;v&#233;rance qui me rend vivante et d&#233;sireuse de l'&#234;tre plus encore. Rester avide devant l'incommensurable univers de savoirs qui m'&#233;chappe et dont je ne peux m'emparer, mais se dire que chaque jour il est susceptible de se faufiler quelque chose dont je n'avais pas l'id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Flottement &#233;prouv&#233; devant le dire ou l'&#233;crire, avec la certitude de la n&#233;cessit&#233; d'aller de l'avant malgr&#233;. On voudrait juste se laisser prendre le temps de regarder. Mais toujours, il n'y a rien &#224; faire, ce besoin de dire. Concentrer toute l'&#233;nergie dans le voir, le regarder et taire le dire. Se contenir dans la mutit&#233;. Se tenir coi. Avec juste les paupi&#232;res vers le haut, puis vers le bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Traverser des textes sur des blogs ou des cha&#238;nes vid&#233;os &#8211; amis je ne sais pas &#8211; mais qui me stimulent, m'interpellent, d'o&#249; cela r&#233;sonne car il se passe quelque chose, une mani&#232;re aussi de crocheter des mots, enclencher une phrase qui sans cela ne serait pas venue. On se tient sur le seuil, devant la porte ouverte, sans entrer vraiment, ou alors sur la pointe des pieds, pour ne pas d&#233;ranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Wajdi Mouawad&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 44</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-44</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-2-semaine-44</guid>
		<dc:date>2026-04-12T12:15:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Sur la vitre du r&#234;ve, tout se d&#233;lite, se dilue, s'efface en douceur, comme la vague s'avance sur le sable et recouvre tout ce qui &#233;tait rugosit&#233; des grains, creux et dessins pourtant bien arrim&#233;s. Ainsi se d&#233;prend-on du soi de la nuit, de cet autre corps qui m&#232;ne une vie parall&#232;le, de sa chaleur, des richesses dont au matin on ne soup&#231;onne plus rien, et qui nous laisse orphelin. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ La vie comme un journal aux pages froiss&#233;es. Aux &#233;critures dans tous les sens. Aux lettres minuscules ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-2" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1220636.jpg?1775996189' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Sur la vitre du r&#234;ve, tout se d&#233;lite, se dilue, s'efface en douceur, comme la vague s'avance sur le sable et recouvre tout ce qui &#233;tait rugosit&#233; des grains, creux et dessins pourtant bien arrim&#233;s. Ainsi se d&#233;prend-on du soi de la nuit, de cet autre corps qui m&#232;ne une vie parall&#232;le, de sa chaleur, des richesses dont au matin on ne soup&#231;onne plus rien, et qui nous laisse orphelin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ La vie comme un journal aux pages froiss&#233;es. Aux &#233;critures dans tous les sens. Aux lettres minuscules ou majuscules, en gras, en italique, en diff&#233;rentes polices de caract&#232;re. En une langue dont le sens est perdu et qu'il faudrait traduire pour comprendre ce qu'il s'est pass&#233;. Avec des pages perdues ou d&#233;chir&#233;es. On feuillette &#224; la recherche de ce qui se tient cach&#233;, cette lumi&#232;re qui ne fait que clignoter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Chacun habite dans sa cabane &#224; lui tout seul. O&#249; se d&#233;plie la carte de son esprit. Des braises, des cendres, des &#233;toiles, un monde &#224; part, balafr&#233; d'&#233;clairs, o&#249; il n'y a pas de place pour d'autres. Il est bon de s'y enfermer de temps &#224; autre, d'en toucher les parois, pour avancer plus loin, mais jamais perdre de vue quel soi on cherche &#224; habiter et &#224; faire vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ De sauts en &#233;clats, n&#233; de choses lues ou prises au vol dans une conversation ou entendues par hasard lors d'une &#233;mission de radio dont on ne se souvient absolument pas quel quel pouvait bien &#234;tre le propos, si ce n'est ces miettes de mots qui sont rest&#233;es en t&#234;te toute la journ&#233;e et que l'on a cherch&#233;, par des moyens mn&#233;motechniques &#224; ne pas perdre : une pastorale des peurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Laisser des traces ou chercher des traces en soi qui sont en mouvement vers les steppes de l'oubli. Essayer dire ce que l'on tente de retenir, de d&#233;chiffrer ce qui se passe en soi et qu'il faut traduire. Et que malgr&#233; tout et malgr&#233; soi quelque chose reste et continue un peu &#224; dire ce qui fait qu'une vie a toute sa valeur. &#192; l'aveugle alors des mots se posent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Seulement le souffle du vent. Besoin de rien d'autre. Laisser les feuilles voler tout autour de soi avec les morceaux d'ombres qui les escortent. L'eau du fleuve s'&#233;coule sans se soucier des regards qui la suivent. On ne serait pas l&#224;, tout continuerait &#224; se passer de la m&#234;me fa&#231;on. On ne sert donc pas &#224; grand-chose, je le savais depuis longtemps. Laissons s'envoler aussi des pens&#233;es aussi insipides !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Insaisissables sont les leviers qui font que, &#224; un moment donn&#233; de la journ&#233;e, l'on se tient forc&#233;ment devant le clavier ou la feuille blanche avec un stylo choisi, pour extraire ou plut&#244;t laisser monter d'un intime, dont on ne ma&#238;trise presque rien, ce qui attend d'&#234;tre &#233;crit. S'attabler face au d&#233;sir de faire face &#224; ce qui se trame en soi. De ce qui va nous rejoindre au matin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 43</title>
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		<dc:date>2026-04-12T12:13:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>
		<dc:subject>Samuel Beckett</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Les lignes qui se tracent, presque malgr&#233; nous, sur des cahiers, des carnets ou n'importe quel support dont on peut s'emparer, sont tels des fils de toiles d'araign&#233;es pour tenter d'emprisonner les entrelacs de ce qui se pense. Entre le dehors et le dedans, cela se trame, se tisse sans savoir &#224; quoi pourra bien ressembler la dentelle ou l'&#233;toffe ajour&#233;e qui se fabrique. Une m&#233;tamorphose de soi en acte. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Cr&#233;er est peut-&#234;tre un rituel de deuil &#233;crit Christine Jeanney dans son block (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/christine-jeanney" rel="tag"&gt;Christine Jeanney&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1220597.jpg?1775996026' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Les lignes qui se tracent, presque malgr&#233; nous, sur des cahiers, des carnets ou n'importe quel support dont on peut s'emparer, sont tels des fils de toiles d'araign&#233;es pour tenter d'emprisonner les entrelacs de ce qui se pense. Entre le dehors et le dedans, cela se trame, se tisse sans savoir &#224; quoi pourra bien ressembler la dentelle ou l'&#233;toffe ajour&#233;e qui se fabrique. Une m&#233;tamorphose de soi en acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ &lt;i&gt;Cr&#233;er est peut-&#234;tre un rituel de deuil&lt;/i&gt; &#233;crit Christine Jeanney dans son block note qu'elle r&#233;dige avec pers&#233;v&#233;rance au quotidien. Apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les rituels de deuil, que l'on ne sait pas trop comment g&#233;rer, elle parle des deuils plus &#233;loign&#233;s de nous ceux qui envahissent le monde, et Christine conclue son texte par cette phrase qui me percute, et qui va me trotter dans la t&#234;te en ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ De petits soup&#231;ons de phrases tentent de se poser, apr&#232;s &#234;tre rest&#233;s calfeutr&#233;s dans les arcanes d'un cerveau fatigu&#233;. Un fragment de soi rena&#238;t, vit &#224; nouveau, autre, mais tout autant r&#233;el. Faire vibrer sa vie, m&#234;me infime, par l'entremise des mots, c'est parfois la seule chose qu'il reste et on se dit que l'on a de la chance de pouvoir encore en &#234;tre capable pour r&#233;sister contre le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Le d&#233;voilement d'une histoire, lors de la lecture d'un roman, qui prend le temps de l'errance, qui s'attarde sur des d&#233;tails, nous donne &#224; r&#234;ver, dans des m&#233;andres, o&#249; l'on appr&#233;cie de s'&#233;garer, de se laisser emporter, jeter sur une gr&#232;ve un instant, avant de repartir un peu plus loin, un peu plus profond dans la densit&#233; des lieux ou des personnages, dans cette vie o&#249; l'on se laisse hame&#231;onner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ &#192; marcher toujours dans les m&#234;mes sillons, &#224; voir les m&#234;mes paysages, on oublie que des ailleurs pointent ici ou l&#224;, que d'autres chemins seraient possibles d'&#234;tre emprunt&#233;s, que des murs pourraient &#234;tre franchis, et des ruisseaux enjamb&#233;s...Entre terre et ciel, il doit bien se trouver une vision, avec un peu de bleu, capable de me porter encore sur des chemins neufs. Mais je n'arrive pas &#224; effacer le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ &lt;i&gt;&#192; part ce qui est dit il n'y a rien&lt;/i&gt;.* &#192; part ce qui s'&#233;crit ici ou dans d'autres carnets, il ne reste rien. Tout s'effiloche de ce qui s'est attrap&#233; au vol sur l'&#233;cran, ou entendu entre deux portes, ou lu, m&#234;me avec une attention d&#233;multipli&#233;e. Il faut noter ce qui importe, &#224; la main ou au clavier pour que cela vive encore et encore, nourrisse, instruise et rassasie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Il faudrait sans doute beaucoup marcher pour retrouver qui je devrais &#234;tre. La marche dans une for&#234;t automnale, m&#234;me si le froid commence &#224; attiser le bout des doigts, incite &#224; regarder o&#249; l'on est, o&#249; l'on va, &#224; poser le pied avec une attention requise pour ne pas glisser ou se laisser d&#233;s&#233;quilibrer par un caillou ind&#233;licat. Marcher, regarder le feuillage au sol, celui accroch&#233; aux branches et penser..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Samuel Beckett &#171; Pour finir encore et autres foirades &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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