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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 20</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Soulages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Au milieu du faire, prendre le temps du rien. Comme mettre au doigt une nouvelle bague, tiens sur l'auriculaire par exemple qui n'est pas accoutum&#233; &#224; l'anneau. Sentir ce qui vient de changer sur sa main. Avoir le regard qui se pose plus souvent que n&#233;cessaire sur la main ouverte, paume sur le bureau, et chercher &#224; savoir ce qui brille &#224; nouveau, et de quoi cette pierre est messag&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Je lis les premi&#232;res pages de La b&#234;te faramineuse de Pierre Bergounioux &#8211; je l'ai d&#233;j&#224; lu il y a plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-3" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 3&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-soulages" rel="tag"&gt;Pierre Soulages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2641-2.jpg?1779010343' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Au milieu du faire, prendre le temps du rien. Comme mettre au doigt une nouvelle bague, tiens sur l'auriculaire par exemple qui n'est pas accoutum&#233; &#224; l'anneau. Sentir ce qui vient de changer sur sa main. Avoir le regard qui se pose plus souvent que n&#233;cessaire sur la main ouverte, paume sur le bureau, et chercher &#224; savoir ce qui brille &#224; nouveau, et de quoi cette pierre est messag&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Je lis les premi&#232;res pages de &lt;i&gt;La b&#234;te faramineuse&lt;/i&gt; de Pierre Bergounioux &#8211; je l'ai d&#233;j&#224; lu il y a plus de vingt ans &#8211; et suis prise &#224; la gorge par cette &#233;criture qui tente de relater l'indicible : ce que peut ressentir un enfant de onze ans face &#224; ce qui passe autour de lui, la conscience qui rena&#238;t des d&#233;cennies plus tard de l'intensit&#233; de ces instants qu'il vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Feuilletant un livre sur les &#339;uvres de Pierre Soulages, que je connais bien, je suis attir&#233;e soudain par les &#339;uvres o&#249; le brou de noix, suinte en quelque sorte ou s'immisce entre les noirs, ou ensemence ces sillons et nous plonge dans une forme de g&#233;ologie d'un monde. &lt;i&gt;Peindre, tel que je peins, m'enracine chaque fois dans le monde, d&lt;/i&gt;it le peintre. Chor&#233;graphie de rhizomes o&#249; puiser de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ &lt;i&gt;Au fil du temps&lt;/i&gt;. Celui qui se pr&#233;sente chaque jour. Et l'&#233;criture comme sentiment d'existence. Prendre conscience de ce qu'on &#233;crit en l'&#233;crivant. Ne rien chercher d'autre que cette d&#233;couverte int&#233;rieure. &#201;crivant ce qui est en train de s'&#233;crire. Dans cette solitude sans laquelle il serait difficile de continuer. Mani&#232;re de rendre vivante une pens&#233;e, une mani&#232;re d'&#234;tre qui nous rev&#234;t et nous oblige.Parce que on ne peut &#234;tre autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ L'impossible de l'autre. Comment l'approcher ? En saisir des bribes est la seule chose &#224; laquelle on puisse essayer de pr&#233;tendre. Chacun d'entre nous est une construction des plus fragiles faite de blocs de tailles et textures diff&#233;rentes qui tentent de conserver un &#233;quilibre. De l'autre, on ne capte que des parcelles, des &#233;clats que l'on reconna&#238;t de par leur familiarit&#233; avec soi. Mais il restera avec radicalit&#233; une &#233;nigme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Et si ce que l'on est n'&#233;tait qu'une toute partie de ce que l'on pourrait &#234;tre. Penser cela ainsi au petit matin, fait alors ouvrir le songe des possibles de soi qui n'ont pas encore &#233;t&#233; envisag&#233;s. Il reste peu de temps devant moi et la certitude que je puisse faire des choses nouvelles, et &#233;largir, extendre le moi d'aujourd'hui. Comme on tente de le faire dans des mouvements corporels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Prendre un kal&#233;idoscope comme &#233;talon de vie. Regarder les mutations, les m&#233;tamorphoses qui se profilent, s'impr&#233;gner des images qui se forment et se d&#233;forment, les couleurs qui se nouent et se d&#233;nouent, le mouvement qui s'amorce. Se dire c'est &#231;&#224; une vie. Des naissances qui se profilent, tentent un passage, &#233;ph&#233;m&#232;re parfois, puis c'est une autre qui prend place, tente d'imposer sa voie, se d&#233;ploie un peu ou se r&#233;tracte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 19</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Nous ne sommes jamais &#224; l'abri de souvenirs de velours ou h&#233;riss&#233;s de piquants. Cela va et vient en nous au gr&#233; de rencontres, de lectures, d'odeurs qui jaillissent, de hasards qui nous percutent. Cela fuse, s'imprime puis dispara&#238;t jusqu'&#224; la prochaine remont&#233;e des entrailles. Cela nait depuis les quatre directions du monde et cela permet de comprendre le cheminement que l'on a fait. Et l'horizon se d&#233;couvre &#224; nouveau. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Simplement profiter de la lumi&#232;re du jour qui entre &#224; pleines (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2634.jpg?1778403461' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Nous ne sommes jamais &#224; l'abri de souvenirs de velours ou h&#233;riss&#233;s de piquants. Cela va et vient en nous au gr&#233; de rencontres, de lectures, d'odeurs qui jaillissent, de hasards qui nous percutent. Cela fuse, s'imprime puis dispara&#238;t jusqu'&#224; la prochaine remont&#233;e des entrailles. Cela nait depuis les quatre directions du monde et cela permet de comprendre le cheminement que l'on a fait. Et l'horizon se d&#233;couvre &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Simplement profiter de la lumi&#232;re du jour qui entre &#224; pleines poumons par les fen&#234;tres. Croiser les regards de ces participantes &#224; mon atelier d'&#233;criture qui s'immergent dans leur interpr&#233;tation de ce que j'ai pu leur proposer, apr&#232;s m'avoir fait confiance, et les &#233;couter lire, avec &#233;motion parfois, ce qui vient de na&#238;tre sur leur cahier. Se r&#233;jouir ensemble de ces deux heures partag&#233;es, dans un lieu porteur de s&#233;r&#233;nit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Des voix s'&#233;l&#232;vent des livres entrouverts. Elles viennent s'incruster entre les tempes, patientent puis lib&#232;rent leur parfum ou leur dard. La voix s'immobilise en nous, comme la main d'un ami pos&#233;e sur notre bras. Un souffle monte par les interstices de la peau, et la peau se plisse, se creuse de ridules, s'abreuve. Cela respire en nous et notre souffle se fait autre. En chaque jour na&#238;t une respiration nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Sensation de vertiges ou de perte d'&#233;quilibre depuis quelques jours. La pr&#233;sence devant l'ordinateur s'en ressent. Il faut laisser l'esprit se d&#233;tacher, patienter, attendre que tout se remette en place dans la t&#234;te. S'occuper &#224; autre chose. M&#233;nager la carcasse. Faire des compromis avec soi-m&#234;me. Il y a parfois des renoncements &#224; faire auxquels on n'est pas encore tout &#224; fait pr&#234;t. Alors on lutte, on r&#233;siste, mais en vain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ La n&#233;cessit&#233; d'&#233;tincelles au cours des jours, celles que l'on re&#231;oit ou qui nous atteignent dans les bonheurs des hasards ou celles que l'on tente de procurer lors des ateliers d'&#233;criture et qui permettent &#224; quelqu'un d'&#233;crire ce qu'il ne savait pas. Je l'ai v&#233;cu en tant que participante et suis combl&#233;e lorsque j'anime un atelier et que des textes surgissent avec force entre des doigts surpris, et l'&#233;motion alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Chaque jour des franchissements &#224; n&#233;gocier. Le passage des t&#233;n&#232;bres &#224; l'aube, le passage du silence &#224; la parole, celui de l'oubli du poids des ans &#224; sa r&#233;surgence, les probl&#232;mes et soucis divers et vari&#233;s face &#224; soi, la brutalit&#233; du monde qui nous entoure...Le franchissement de soi-m&#234;me et de ses h&#233;matomes. Encore des passages &#224; enjamber, ombre &#224; franchir, du chemin o&#249; avancer et du souffle &#224; retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Je viens d'achever la lecture de l'ann&#233;e 2021 du Carnet de notes de Pierre Bergounioux. Il en reste quatre autres que je lirai par petites vagues. Et toujours &#8211; son premier Carnet de notes couvrait les ann&#233;es quatre-vingt &#8211; ses notations autour du ciel, de la lumi&#232;re ou de son absence, de l'&#233;volution des saisons. Savoir que l'un des premiers regards que je lance au petit matin est en direction du ciel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 18</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-18</link>
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		<dc:date>2026-05-04T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Je lis et choisis ce que je souhaite conserver, ce qui va migrer du blog vers le site. Il faut faire des choix et les choses s'imposent un peu d'elles-m&#234;mes. Je cherche de la densit&#233; , que ce soit dans le fond ou dans la forme. Des ann&#233;es d'&#233;criture qui ont pris de l'ampleur, me semble-t-il, mais on n'est pas toujours le meilleur juge. Tout est en train de se relier. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Ne serait-ce pas de l'obstination que de poursuivre l'&#233;criture de ces Ricochets ? Comme si cela ne finirait jamais de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1230146.jpg?1777791645' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Je lis et choisis ce que je souhaite conserver, ce qui va migrer du blog vers le site. Il faut faire des choix et les choses s'imposent un peu d'elles-m&#234;mes. Je cherche de la densit&#233; , que ce soit dans le fond ou dans la forme. Des ann&#233;es d'&#233;criture qui ont pris de l'ampleur, me semble-t-il, mais on n'est pas toujours le meilleur juge. Tout est en train de se relier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Ne serait-ce pas de l'obstination que de poursuivre l'&#233;criture de ces Ricochets ? Comme si cela ne finirait jamais de lancer une pierre de l'autre c&#244;t&#233; de la rive, en la faisant rebondir le plus possible sur l'onde paisible du cours de la vie, et en esp&#233;rant que, de l'autre c&#244;t&#233;, quelqu'un, une main autre, poursuive le ricochet d'eau en eau et que les mots fassent leur travail de r&#233;sonance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ La sensation r&#233;elle et &#233;trange de vivre dans un entre-deux. Entre des mondes. O&#249; il faut trouver sa place, mais il n'y en a pas. Il faut &#234;tre en mouvement, aller de l'un &#224; l'autre, d&#233;placer le soi qui nous sert d'abri. Trouver sa place malgr&#233; tout. Enfin il faudrait plut&#244;t dire de se pr&#233;server un espace. Physique et mental. Avoir cette chance-l&#224; est un v&#233;ritable luxe &#224; vraiment appr&#233;cier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ De l'entrelacs des phrases et des chocs entre les mots se forme et se d&#233;forme une texture. Les fils du silence reprisent les entrelignes. Ainsi des instants existent puisqu'ils sont &#233;crits. Ils sont mon horloge du temps, le m&#233;tronome des heures, car cela palpite entre les lettres. Parfois une gicl&#233;e de sang semble acc&#233;l&#233;rer le processus, bouleverser le rythme, puis cela tourne rond &#224; nouveau et les ombres reprennent vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Avoir la sensation d'&#234;tre devenue semblable &#224; un pont-levis qui se baisse ou se rel&#232;ve selon les al&#233;as des moments qu'il y a &#224; vivre, au milieu des uns et des autres, des incertitudes et des &#233;clats de vie, de qui je suis dans les diff&#233;rents lieux o&#249; j'ai &#224; &#234;tre. La herse situ&#233;e &#224; l'arri&#232;re de soi, s'enracine et s'extirpe d'entre les chairs. Je suis dans l'obscurit&#233; pour moi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Enchev&#234;tr&#233;e de fils, fins ou &#233;pais, blancs ou color&#233;s, l&#226;ches ou resserr&#233;s, brillants ou mats, noueux, nou&#233;s ou libres de se mouvoir. Il est difficile de s'y retrouver dans cet amas de pens&#233;es qui vont et viennent, cherchent &#224; s'&#233;noncer puis se contredisent dans les minutes qui suivent. Y-a-t-il un seul fil &#224; tenir pour continuer d'avancer ? Et lequel est le rouge celui qui rassemble ce qu'on est ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Un peu comprim&#233;e dans le filet de paradoxes dans lequel je me laisse enlacer. La prise de d&#233;cisions n'est pas toujours facile &#224; faire : l'esprit est ballott&#233; de gauche &#224; droite et dans l'autre sens avec autant de vitalit&#233;, sans parler du haut en bas et des vertiges qui peuvent &#234;tre occasionn&#233;s. Effectuer des translations d'un point &#224; un autre est parfois comme sauter dans le vide. Une effraction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 17</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-17</link>
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		<dc:date>2026-04-28T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Antoine Emaz</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Cela s'&#233;crit ailleurs qu'entre ces lignes. Cela s'&#233;crit dans un renouveau d'&#233;criture, une mani&#232;re diff&#233;rente d'aborder les fragments qui s'encha&#238;nent. C'est sans doute plus structur&#233;, avec une ossature qui rassemble ce qui pourrait para&#238;tre &#233;parpill&#233;. Ce sont comme les tableaux d'un int&#233;rieur qui ouvre un peu ses volets pour laisser filtrer quelques rais de lumi&#232;re sur les murs qui soutiennent la maison. Cela d&#233;ploie les voiles autour d'une m&#233;ditation. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Esp&#233;rer chaque jour un nouveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2608.jpg?1777279280' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Cela s'&#233;crit ailleurs qu'entre ces lignes. Cela s'&#233;crit dans un renouveau d'&#233;criture, une mani&#232;re diff&#233;rente d'aborder les fragments qui s'encha&#238;nent. C'est sans doute plus structur&#233;, avec une ossature qui rassemble ce qui pourrait para&#238;tre &#233;parpill&#233;. Ce sont comme les tableaux d'un int&#233;rieur qui ouvre un peu ses volets pour laisser filtrer quelques rais de lumi&#232;re sur les murs qui soutiennent la maison. Cela d&#233;ploie les voiles autour d'une m&#233;ditation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Esp&#233;rer chaque jour un nouveau seuil &#224; franchir. Pour l'ampleur que cela insufflera dans sa journ&#233;e, ou la couleur qui irisera alors le regard, ou tout simplement pour la joie de sentir son existence encore en possibilit&#233; de s'&#233;largir. Pour le sillage qui se pressent dans un d&#233;but de quelque chose que l'on ne sait pas. Pour les apparitions de cet invisible qui nous cerne. Pour l'&#233;nigme entre ombres et lumi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Dans un tableau, ce sont les d&#233;tails qui me sollicitent. La forme d'un nuage, le plissement d'une &#233;toffe, un fil de couleur que l'on suit du regard, les doigts recourb&#233;s d'une main, des ocelles sur un plumage, la cro&#251;te d'un pain, un repli d'ombre, un reflet sur une vitre, un verre ou une nappe d'eau, l'intimit&#233; d'un souffle, un rien qui &#233;merge de l'invisible et chuchote des vocables d'un arri&#232;re-pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Je me sens parfois comme un ver de bois, appel&#233; aussi vrillette du bois, que l'on ne voit pas, mais qui creuse des galeries dans des meubles et des poutres et laisse tomber un peu de sciure au sol, trace de son activit&#233; xylophage. Je me faufile aussi dans la galerie d'un pass&#233; qui ressurgit de temps &#224; autre sans pr&#233;venir, et cherche &#224; produire mon petit tas de sciure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ On voudrait pouvoir inventer le verbe silencer afin de lui octroyer une conjugaison et lui donner un champ d'action plus vaste. Et, faisant des recherches sur internet, on s'aper&#231;oit qu'il existe d&#233;j&#224; : silencer ou silencier&#8230;, mais il n'est gu&#232;re utilis&#233; de nos jours. Je voudrais pouvoir &#233;crire : je silence le plus souvent et le plus longtemps possible, ou silencer c'est se donner les moyens d'&#234;tre davantage et enfin soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ L'&#233;criture se vit comme un lieu. Un lieu de solitude, paisible, en retrait du reste du monde. Avec une pellicule de fragilit&#233; qui le cerne. D'o&#249; peut s'&#233;lever une force. Le terreau aussi d'une d&#233;stabilisation possible. Un lieu paradoxal empli d'&#233;tincelles susceptibles d'un embrasement ou de quelques lueurs dans un quotidien somme toute tr&#232;s banal. Le mot &#233;piphanie est le bienvenu, mais l'&#233;tincelle me suffit, je n'ai besoin de rien d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Il y a plus de vingt livres &#224; la port&#233;e de mes mains. J'en ouvre un, lis quelques pages, puis un autre m'appelle qui vient faire &#233;cho &#224; la premi&#232;re lecture et ainsi tout au long des heures. Je laisse faire le hasard. Et une phrase me happe : &lt;i&gt;J'&#233;cris dans les freins&lt;/i&gt; d'Antoine Emaz. Et penser alors aux zones qui s'excluent, sans r&#233;flexion v&#233;ritable, de la libert&#233; de l'&#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 16</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-16</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-16</guid>
		<dc:date>2026-04-20T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Des accrocs dans le tissu des vies comme cette voix &#233;raill&#233;e au matin qui n'arrive pas &#224; trouver sa tonalit&#233;, sa forme, son d&#233;bit et qui, petit &#224; petit, apr&#232;s quelques essais finit par se poser &#224; la justesse requise. La voix se met &#224; sa place et abandonne cet enrouement qui rend toute parole enray&#233;e et obscure. Le raclement se stabilise, cesse, on peut participer au cours des &#233;changes. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Par l'&#233;cheveau des co&#239;ncidences qui se tisse sans le savoir et que l'on relie plus tard, lorsque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-3" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 3&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-bergounioux" rel="tag"&gt;Pierre Bergounioux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1230167.jpg?1776587161' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Des accrocs dans le tissu des vies comme cette voix &#233;raill&#233;e au matin qui n'arrive pas &#224; trouver sa tonalit&#233;, sa forme, son d&#233;bit et qui, petit &#224; petit, apr&#232;s quelques essais finit par se poser &#224; la justesse requise. La voix se met &#224; sa place et abandonne cet enrouement qui rend toute parole enray&#233;e et obscure. Le raclement se stabilise, cesse, on peut participer au cours des &#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Par l'&#233;cheveau des co&#239;ncidences qui se tisse sans le savoir et que l'on relie plus tard, lorsque des tranches de vie se sont form&#233;es, on redessine le chemin qui a &#233;t&#233; le n&#244;tre, dont on n'a pas tout ma&#238;tris&#233;, mais sur lequel on a avanc&#233; tant bien que mal. On recherche ce qui a permis de ne pas perdre l'&#233;quilibre tout au long du parcours : on est rest&#233; debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Aussit&#244;t achet&#233;, aussit&#244;t commenc&#233;, m&#234;me si d'autres livres attendent depuis longtemps d'&#234;tre pris entre mes mains. Je veux juste lire quelques pages de ce nouveau Carnet de notes de Pierre Bergounioux. Le dernier s'achevait en 2020 et ce tome concerne les cinq ann&#233;es qui suivent. Les images mentales des lieux &#233;voqu&#233;s se reforment. L'auteur se l&#232;ve toujours aussi t&#244;t. J'arr&#234;te ma lecture du jour sur la description d'un ciel fuligineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Un paysage qui nous touche se d&#233;ploie, s'&#233;tale comme une partition devant soi, avec ses notes graves qui r&#233;sonnent dans le ventre, ses notes aigu&#235;s qui r&#233;veillent l'endormi, le rythme des verts qui se croisent et se d&#233;croisent, le tempo donn&#233; par les troncs des arbres, et le fil narratif de l'oiseau qui traverse imperturbable l'espace d'un dehors dont on vient de faire un dedans en deux ou trois mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Certains sont affair&#233;s &#224; faire fructifier leur argent, d'autres &#224; arpenter des contr&#233;es inconnues, d'autres &#224; p&#233;rorer sur les &#233;crans et &#224; dire des inepties, d'autres encore &#224; fomenter des conflits, et encore d'autres &#224; imposer leur vision du monde et &#224; gommer toute libert&#233; de penser, d'autres et ce sont les m&#234;mes &#224; obtenir tous les pouvoirs de d&#233;cisions&#8230; Mon bonheur : &#234;tre entre les lignes d'un livre intelligent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le double vitrage dont je m'entoure de plus en plus, depuis quelques ann&#233;es, sans doute pour ne pas me perdre dans les &#233;changes qui ne conduisent vers rien qui puisse m'aider &#224; traverser les ombres. Et parfois une m&#233;sange frappe &#224; bec insistant contre la vitre de mon isolement afin de me montrer un monde qui continue de virevolter au-dehors. On revient &#224; la vie alors en clignant des yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Qu'en est-il de son propre voyage dans les arcanes de la vie ? De l'appropriation des jours qui s'encha&#238;nent, avec sans savoir pourquoi, une vitesse ressentie qui s'acc&#233;l&#232;re&#8230;Quels chemins nouveaux &#224; tenter de d&#233;broussailler pour une errance toujours joyeuse, ou dans quelles impasses pouvoir encore se cogner, ou quelles visions nous attendent si nos yeux sont bien en phase&#8230; Mais savoir que les ombres du pass&#233; ne nous quittent pas...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 15</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-15</link>
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		<dc:date>2026-04-14T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Approcher l'insaisissable devant des sculptures qui me touchent sans que je puisse appr&#233;hender toute leur puissance ou leur dire. L'essentiel est qu'elles m'ont appel&#233;e, ont suscit&#233; un arr&#234;t suffisamment intense devant elles, et ont donn&#233; &#224; la journ&#233;e qui s'ouvrait un &#233;clairage tout en conservant leur &#233;toffe de secret. On pourrait utiliser aussi le terme d'int&#233;riorit&#233;. On s'approche d'une &#339;uvre d'art, on se regarde et on p&#233;n&#232;tre un espace d'&#233;tranget&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
4/ L'ampleur profonde de certains (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Approcher l'insaisissable devant des sculptures qui me touchent sans que je puisse appr&#233;hender toute leur puissance ou leur dire. L'essentiel est qu'elles m'ont appel&#233;e, ont suscit&#233; un arr&#234;t suffisamment intense devant elles, et ont donn&#233; &#224; la journ&#233;e qui s'ouvrait un &#233;clairage tout en conservant leur &#233;toffe de secret. On pourrait utiliser aussi le terme d'int&#233;riorit&#233;. On s'approche d'une &#339;uvre d'art, on se regarde et on p&#233;n&#232;tre un espace d'&#233;tranget&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ L'ampleur profonde de certains instants o&#249; le visible et l'invisible &#233;changent des attentions, se lancent des appels, croisent des visions. Le balancement l&#233;ger de branches, la chor&#233;graphie de corbeaux freux au sein de gigantesques platanes, le grand silence qui enveloppe et le retour du regard et son appui &#224; la grande &#233;tendue du ciel. Et les pr&#233;sences invisibles qui continuent de nous escorter et nous porter o&#249; que l'on soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Dans un t&#234;te &#224; t&#234;te avec l'invisible, marcher en tournant dans un clo&#238;tre, d&#232;s le matin &#224; l'ouverture, m&#234;me si on est d&#233;j&#224; venu quelques jours plus t&#244;t, pour s'abreuver au silence et se confronter &#224; l'&#233;criture de la lumi&#232;re &#224; l'aide de l'appareil photo . En r&#233;fl&#233;chissant bien c'est l&#224; que l'on se sent le mieux, que tout est apais&#233;, que l'&#233;nergie remonte en soi. Je le savais d&#233;j&#224;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le voyage du retour avec des blancs, comme une absence dans le paysage, l'impression de grandes plages de silence. &#201;couter France Culture sans savoir quelle &#233;mission, et entendre&lt;i&gt; ce rien qui avance dans les lieux perdus&lt;/i&gt;, ou croire avoir entendu ces mots et tenter de les retenir pendant toute la fin du trajet juste pour le plaisir de les &#233;crire ici et de pouvoir les retrouver &#224; un autre moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Revenir toujours et encore vers des lieux porteurs d'espace, de silence et de solitude. Des lieux &#224; l'&#233;cart de ce qui bruit. Des lieux de nature sauvage. Des lieux de ciel et de terre. La solitude se d&#233;place avec soi et se ressent alors la n&#233;cessit&#233; de lui donner toute sa place. J'ai un temp&#233;rament d'ermite qu'il faut bien combattre un peu pour rester &#224; la lisi&#232;re de ce monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 14</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-14</link>
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		<dc:date>2026-04-06T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ &#201;trange sensation de relire les premiers Ricochets que j'ai &#233;crits, en 2024 donc, afin de les rassembler dans le nouveau site qui est en construction et qui sera tr&#232;s bient&#244;t ouvert &#224; tous. Revisiter une &#233;criture, se reconna&#238;tre dans les mots, et voir avec pr&#233;cision telle ou telle allusion &#224; quelque chose de v&#233;cu, de ressenti. C'est comme si j'avais r&#233;ellement exist&#233;. Broder quelque chose de soi d'entre les ombres. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ C'est venu lentement en fait comme on peut glisser dans le cours (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2573.jpg?1775389429' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ &#201;trange sensation de relire les premiers Ricochets que j'ai &#233;crits, en 2024 donc, afin de les rassembler dans le nouveau site qui est en construction et qui sera tr&#232;s bient&#244;t ouvert &#224; tous. Revisiter une &#233;criture, se reconna&#238;tre dans les mots, et voir avec pr&#233;cision telle ou telle allusion &#224; quelque chose de v&#233;cu, de ressenti. C'est comme si j'avais r&#233;ellement exist&#233;. Broder quelque chose de soi d'entre les ombres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ C'est venu lentement en fait comme on peut glisser dans le cours d'une journ&#233;e, comme sur la surface de l'eau. On ramasse un peu de lumi&#232;re, on la tient sombre entre ses mains, on se souvient de l&#224; o&#249; tout a commenc&#233;, entre le ciel et ses invisibles. Croire assez en soi pour passer outre les d&#233;chirures qui se creusent. Faire ensuite le pas qui vient apr&#232;s sans se retourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Le pass&#233;, comme une p&#233;nombre caverneuse, o&#249; ruissellent des souvenirs un peu flous sur une liti&#232;re de mousse. Plus on s'enfonce et plus cela s'&#233;claircit. Des images s'animent comme sur ces reconstitutions que l'on voit fleurir d&#233;sormais &#224; partir d'une carte postale ou d'une photo ancienne, les personnages prennent vie, se meuvent dans l'espace et semblent m&#234;me vouloir dialoguer avec nous. Soudain affleure la sensation de l'intensit&#233; des &#234;tres disparus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Cela commence &#224; s'&#233;crire bien avant de se trouver face au clavier de l'ordinateur, ou de se saisir d'un stylo et d'un carnet d'&#233;criture. &#202;tre toujours &#224; l'&#233;coute des bribes de phrases qui naissent sans crier gare, aux aguets de cette source qui s'&#233;coule sans contrainte de l'int&#233;rieur de cette terre intime. De ce silence &#233;merge, dans le dialogue avec le pas, tout un verbiage dont on ne savait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Il arrive qu'un paysage &#224; l'improviste de promenades, s'offre &#224; notre rencontre. On reste alors sans voix, sans mots, mais attentif &#224; s'abreuver &#224; tout ce qui vient de s'offrir au regard. Ce qui se diffuse en soi dans ces moments-l&#224; reste dans le domaine de l'indicible. C'est comme un transfert de sensations, d'&#233;motions, puis tout se replie en soi comme dans les &#233;toffes pliss&#233;es sur les tableaux de Vermeer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Me dire que je vais me remettre &#224; la photographie que j'ai d&#233;laiss&#233;e ces derniers temps. Envie de renouer avec ce chancellement de l'esprit lorsqu'il est happ&#233; par une vision, le d&#233;sir d'une mise en image mais pas seulement. Quelque chose d'autre se produit dont on sait juste que durant ces appels-l&#224;, on bascule dans une autre vie, un autre soi, &#224; la rencontre fortuite des silences qui nous cernent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Un pan de paysage, avec des ifs align&#233;s et pointant leur cime dans ce ciel si bleu de Provence, me sollicite. Je cherche le bon angle pour cadrer avec ciel et clocher, mais sans avoir le vol d'oiseaux qui a travers&#233;. Cette image de ce matin reste en moi sans en conna&#238;tre la raison. Cela a chiffonn&#233; mon regard et des plis restent inscrits sur ma r&#233;tine et ma m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/Ann&#233;e 3/ Semaine 13</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-13</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-13</guid>
		<dc:date>2026-03-30T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Y aurait-il une ligne de force qui orienterait ma vie, les chemins que j'emprunte, les paysages qui m'appellent, vers des lieux d'intensit&#233;, plus particuli&#232;rement d&#233;serts, c'est &#224; dire emplis de ce silence loin de toute pr&#233;sence, et o&#249; il semblerait se trouver une forme de simplicit&#233; ? J'ai en m&#233;moire de tels lieux, avec ce besoin toujours neuf de poser &#224; nouveau mon pas, et d'arpenter &#224; nouveau ses lisi&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ La distance des ann&#233;es &#233;coul&#233;es avec des &#233;v&#233;nements v&#233;cus dans l'enfance (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1100292.jpg?1774775878' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Y aurait-il une ligne de force qui orienterait ma vie, les chemins que j'emprunte, les paysages qui m'appellent, vers des lieux d'intensit&#233;, plus particuli&#232;rement d&#233;serts, c'est &#224; dire emplis de ce silence loin de toute pr&#233;sence, et o&#249; il semblerait se trouver une forme de simplicit&#233; ? J'ai en m&#233;moire de tels lieux, avec ce besoin toujours neuf de poser &#224; nouveau mon pas, et d'arpenter &#224; nouveau ses lisi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ La distance des ann&#233;es &#233;coul&#233;es avec des &#233;v&#233;nements v&#233;cus dans l'enfance leur permet de s'enrober d'une autre texture. Il faut d&#233;plier l'&#233;toffe du temps qui a recouvert de plis ces instants qui, sans le savoir bien s&#251;r, ont infl&#233;chi la forme qui sera donn&#233;e &#224; l'&#234;tre que l'on est devenu. Tenter alors de comprendre, de prendre en compte chaque pli d&#233;voil&#233; et de phraser ce qui vient ainsi vers soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Sur la ligne imaginaire, mentale du temps, qui a l'apparence d'une circonf&#233;rence, j'ai toujours la sensation d'avoir pris du retard et d'&#234;tre rest&#233;e bloqu&#233;e plus en arri&#232;re et, consultant le calendrier, je dois effectuer une avance rapide sur la ligne pour me retrouver en conformit&#233; avec ce qui est r&#233;ellement. L&#224;, j'&#233;tais encore sur la ligne basse de mon cercle mental, an niveau de f&#233;vrier, et je dois remonter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Errance dans un petit mus&#233;e, de par sa taille. Juste quelques salles o&#249; &#234;tre confront&#233;e &#224; un surgissement de regards que les &#339;uvres produisent. Le lien qui se tisse ensuite, et qui se poursuit apr&#232;s la visite. Le trouble ou l'inqui&#233;tude aussi face aux regards qui nous regardent. Ce qui fait dialogue ou &#233;change imagin&#233;. La liaison &#233;trange entre des mondes, dans un bouleversement intime, sensible et calme du voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Face &#224; des tableaux, des sculptures, des &#339;uvres d'art visuelles, c'est la vie int&#233;rieure qui est interrog&#233;e. Ce sont deux solitudes en regard l'une de l'autre. Et dans ce champ de tensions, cela parle au plus profond ; on se retrouve dans la pens&#233;e des &#233;motions, dans cette sensibilit&#233; de l'intelligence. On ne sait rien de ce que l'on regarde, mais on ressent, on vibre, et on revient riche d'incertitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Trait d'union : voil&#224; ce mot qui, lu dans un texte, me saute au visage et fait que je stoppe ma lecture du moment pour me pencher sur lui. Non sur le signe typographique qui relie deux mots, mais sur son sens figur&#233; : ce qui relie. Tracer des traits d'union entre des moments de sa vie, malgr&#233; la dissym&#233;trie des situations rapproch&#233;es, pour signifier des directions de son &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Ce que j'esp&#232;re de la lecture de quelques lignes pioch&#233;es ici ou l&#224; dans les livres qui meublent les &#233;tag&#232;res ou toute surface plane autour de moi, serait de m'y sentir comme sur un chemin que j'explorerais sans aucune logique, aucun savoir, et au fur et &#224; mesure de la progression parvenir &#224; ressentir cette sorte d'&#233;bri&#233;t&#233; face &#224; un paysage &#233;poustouflant comme peut l'&#234;tre l'errance sur le mont Loz&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 12</title>
		<link>https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-12</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-12</guid>
		<dc:date>2026-03-27T17:15:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Cendors</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ J'imagine que chacun d'entre nous poss&#232;de un ailleurs dans ses r&#234;ves. Pour le rejoindre, il suffit de traverser les zones d'ombres qui le calfeutrent, qui l'isolent et le rendent imp&#233;n&#233;trable au commun des mortels. On pourrait qualifier ce lieu de haute terre, ou de dernier refuge. Un r&#233;el imaginaire o&#249; la possibilit&#233; d'un voyage int&#233;rieur serait envisageable. La langue du silence y serait la plus usuelle. Un lieu de forces int&#233;rieures. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Ne pas prendre de place, passer inaper&#231;ue, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/annee-3" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 3&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.jardindombres.fr/pierre-cendors" rel="tag"&gt;Pierre Cendors&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/img_2474-2.jpg?1774688008' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ J'imagine que chacun d'entre nous poss&#232;de un ailleurs dans ses r&#234;ves. Pour le rejoindre, il suffit de traverser les zones d'ombres qui le calfeutrent, qui l'isolent et le rendent imp&#233;n&#233;trable au commun des mortels. On pourrait qualifier ce lieu de haute terre, ou de dernier refuge. Un r&#233;el imaginaire o&#249; la possibilit&#233; d'un voyage int&#233;rieur serait envisageable. La langue du silence y serait la plus usuelle. Un lieu de forces int&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Ne pas prendre de place, passer inaper&#231;ue, rester &#224; l'arri&#232;re-plan. Longtemps j'ai eu cette sensation, et cela perdure encore bien s&#251;r, d'&#234;tre totalement invisible. Ce pourquoi je n'en finis pas d'&#233;crire, de poser des mots les uns pr&#232;s des autres pour faire et laisser trace, de partager aussi cette identit&#233; dans les ateliers d'&#233;criture. Mani&#232;re de trouver une place, de prendre soin de qui j'essaie d'&#234;tre, de poursuivre mon devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Une matin&#233;e de travail intense o&#249; l'&#233;criture prend toute l'&#233;nergie, br&#251;le les forces, mais o&#249; malgr&#233; tout, on parvient au bout de la t&#226;che que l'on s'&#233;tait fix&#233;e m&#234;me si on sent bien que l'intellect n'en peut plus. Une prise de conscience aussi de constater que l'on ne peut plus travailler comme avant, que les neurones sans doute sont en net diminution, et qu'il va falloir d&#233;sormais en tenir compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Longer des for&#234;ts de m&#233;l&#232;zes o&#249; les teintes de vert percent avec tendresse et timidit&#233; la grisaille de cette fin d'hiver. On sent le feuillage pr&#234;t &#224; s'&#233;panouir mais on est juste avant, on sent bien qu'il h&#233;site encore, et que dans cet entre-deux, toutes les promesses d'un apr&#232;s sont en bouquets. Brefs instants o&#249; l'on ressent de la f&#233;licit&#233; d'&#234;tre invit&#233; par hasard &#224; cette m&#233;tamorphose. Un grand merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Face aux forces insolites des lieux qui ouvrent un espace dont on n'avait nulle id&#233;e et nul besoin, on souhaiterait soudain demeurer, r&#233;sider l&#224; &#224; pouvoir &#233;tancher cette soif qui vient de s'&#233;veiller. La lumi&#232;re perce les obscurit&#233;s int&#233;rieures, repousse loin les ombres dans les recoins de nos silences. On reste dans ce &lt;i&gt;levier de l'&#233;veil&lt;/i&gt;*, fig&#233; sur ce seuil d'une r&#233;alit&#233; qui nous ferait devenir statue de pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le silence devient de plus en plus une n&#233;cessit&#233;, un mode d'existence sans lequel il ne me serait plus possible de poursuivre le chemin. L'intensit&#233; du visible alors quand l'autour de soi est &#233;clair&#233; par le silence. La solitude, celle qui est choisie, s'impose lorsque l'on cherche &#224; d&#233;crypter l'informe o&#249; l'on est. Et l'on esp&#232;re que quelque chose survienne dans la transparence de cette avanc&#233;e, devant la page blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ &#201;coutant les diff&#233;rents &#233;pisodes du s&#233;minaire de Georges Didi-Huberman &lt;i&gt;Le regard dans les plis&lt;/i&gt;, je me sens emport&#233;e dans cette lente travers&#233;e qui me conduit sur des sentiers philosophiques, psychanalytiques, artistiques que je ne ma&#238;trise pas vraiment. J'avance sans certitude sur mes capacit&#233;s &#224; comprendre toute la d&#233;marche mais il me semble malgr&#233; tout que quelque chose se passe et que mon regard sur les &#339;uvres d'art se r&#233;v&#232;lera autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Pierre Cendors : &lt;i&gt;L'invisible dehors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 11</title>
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		<dc:date>2026-03-20T07:19:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



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&lt;p&gt;1/ D'&#233;troites b&#233;ances de sens se faufilent entre les co&#239;ncidences qui jaillissent parfois entre les &#234;tres. Une adresse commune &#224; des ann&#233;es d'intervalle, la photo d'un lieu auquel on est en train de penser et sur lequel m&#234;me on creuse des sillons, pour lui faire dire sans doute plus qu'il ne peut en dire, quelques paroles d'une chanson offertes par hasard et qui se trouvent en &#233;cho parfait avec le pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Entre l'autre c&#244;t&#233; et ce versant, je suis. Une harmonie semble s'&#234;tre mise en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.jardindombres.fr/IMG/logo/p1220845.jpg?1773991189' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ D'&#233;troites b&#233;ances de sens se faufilent entre les co&#239;ncidences qui jaillissent parfois entre les &#234;tres. Une adresse commune &#224; des ann&#233;es d'intervalle, la photo d'un lieu auquel on est en train de penser et sur lequel m&#234;me on creuse des sillons, pour lui faire dire sans doute plus qu'il ne peut en dire, quelques paroles d'une chanson offertes par hasard et qui se trouvent en &#233;cho parfait avec le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Entre l'autre c&#244;t&#233; et ce versant, je suis. Une harmonie semble s'&#234;tre mise en place, et conserver un &#233;quilibre. Une texture de vie a tiss&#233; des pans de couleurs o&#249; tout se respecte, o&#249; tout a la possibilit&#233; de se r&#233;aliser. Entre les plis qui relient int&#233;riorit&#233; et ext&#233;riorit&#233;, l'espace pour les &#233;motions et la mise en mouvement. C'est tout un art de l'existence, cette fragilit&#233; &#224; la fine pliure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Quand on se trouve &#224; l'extr&#234;me limite de soi-m&#234;me, au c&#339;ur de cette fatigue mentale que l'on ne peut ni ma&#238;triser ni outrepasser, comme si l'on ne pouvait que rejeter un soi trop pesant, et l'abandonner d&#233;sormais en dehors, dans un autre monde, o&#249; il puisse se r&#233;g&#233;n&#233;rer. Ne rien faire d'autre que patienter, regarder l'au-del&#224; de la fen&#234;tre, le hors de soi, attendre la venue d'une vague neuve d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Entre la face visible et la face cach&#233;e de notre &#234;tre, tout est li&#233;, tout se tient, tout s'&#233;change. L'&#233;criture plonge sa plume dans les deux univers, &#224; la fois ce qui se dissimule derri&#232;re l'&#233;paisseur des buissons, et ce qui prend la lumi&#232;re chaque jour qui se pr&#233;sente. Les deux mondes s'interp&#233;n&#232;trent et se traduisent l'un l'autre dans une forme d'errance, de vagabondage. C'est comme si j'&#233;tais un arbre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ La lecture intensive ou prolong&#233;e de certains auteurs, autrices plus pr&#233;cis&#233;ment, laisse sans doute des traces, et cela ne me d&#233;range en rien, dans le processus d'&#233;criture ou de pens&#233;es qui s'ensuivent. Du vocabulaire que l'on n'utilisait pas forc&#233;ment avant s'infiltre, nourrit, et poursuit son chemin, &#233;veillant un prolongement d'&#233;tat d'esprit ou de nouvelles harmonies qui revivifient la parole. Le silence derri&#232;re les mots dont on sait d'o&#249; il vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Les embryons de projets, quelques notes trac&#233;es sur un carnet &#224; la date du jour, le b&#233;gaiement de quelques commencements qui n'iront sans doute pas tr&#232;s loin, mais qui ont malgr&#233; tout le m&#233;rite d'avoir &#233;t&#233; not&#233; et de trotter dans la t&#234;te et se permettre ainsi de se dire en vie. Brefs actes invisibles aux yeux de nos proches, mais qui fomentent en soi une envie d'&#234;tre plus grand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Entre l'ombre et la lumi&#232;re, la question du choix. Clair-obscur de nos vies. Mais incandescence aussi. L&#224; s'insinuent les filaments de l'intuition et des univers peuvent se mettre en espace. C'est l&#224; que l'&#233;criture peut faire son miel, apr&#232;s avoir creus&#233; la glaise, fourrag&#233; dans les replis, extirp&#233; toutes les solutions acceptables, sans savoir vraiment ce que l'on cherche &#224; dire et m&#234;me si l'on cherche &#224; dire quelque chose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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