Accueil > Carnet > Choses à conserver précieusement
(comme un caillou à serrer dans la poche)
vouloir retenir entre les doigts ce que l’on voit — l’immensité de ces paysages caressés par le ciel — comme garder de l’inaccessible — et épaissir de ce silence les jours à venir — absorber les éclats de lumière — conserver ce saisissement surgi à la sortie du bois — à l’écart du reste du monde — prendre un soin infini de la sensation ressentie — aussi fort que le premier jour d’un printemps — quelque chose qui peut encore se recommencer — un peu de bleu lové dans la paume — qui luit au travers de la peau — s’égare jusqu’au regard —