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(pouvoir être hanté porté par un flot de métaphores)
rester sous les voix — sous la ligne de flottaison de ce qui se trame dans les ailleurs — où l’on ne peut se tenir debout — le vent y souffle bien trop fort — écrire ces mots qui chuintent entre les acouphènes — réaliser qu’ils ne sont que des images — qu’ils jouent à être mots — à faire phrases d’un petit air péteux — mais n’avoir plus que cela pour arpenter le chemin — qu’il reste à parcourir — un cheptel de mots qui font un pas de côté — qui parlent une autre langue — une transfiguration des mots —