Accueil > Carnet > Choses derrière les ombres
(un jardin sauvage qui vit sans se soucier de quiconque et sur qui je pose mon attention )
le pépiement des oiseaux berce les pensées — et que dire du pépiement des ombres qui sans cesse nous suit — du bord d’un talus — au détour d’une rue — dans une silhouette croisée — ou dans une voix au téléphone — mais à qui appartient-elle vraiment — des étincelles de vie comme ces taches colorées sur les piliers ou les sols sombres des églises — les reflets d’un vitrail — qui délivre des traces — et donne à voir au-delà — au-delà du réel face à la merveille de quelque apparition —