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(conversation entre des pies posées on ne sait où)
des mots qui s’échangent entre amis — il faudrait enregistrer — car on le sait tout est volatile — de l’émotion partagée que restera-t-il dans nos mémoires dans un an ou dix — alors écrire un poème — dans les ruines de la langue évaporée — un essai pour recueillir ce qui fut — dans une belle journée de presque printemps — construire un écrin pour ces moments partagés — une sorte de résistance face au temps qui n’en finit pas de passer — et même on en est presque sûr d’accélérer sa course — écrire dans ce flou qui gagne —