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(ouvrir grand la fenêtre et sentir la fraîcheur sillonner sous les pores de la peau)
c’est comme écouter le magnificat d’ Arvo Pärt — goûter à cette caresse — à cette douceur nécessaire — laisser les sons monter et s’insinuer — puis paisiblement se diffuser entre les lames du cerveau — la lumière passe au travers des ombres — éveille des parcelles oubliées — suscite des sensations que l’on ne savait plus — fissure des certitudes qui n’ont plus lieu d’être — c’est comme une grande étoffe de velours qui soudain recouvre — et des grains de vie ensevelis à nouveau fleurissent — le sépulcre vient de rouler sa pierre —