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(je marche au bord à toucher le rivage d’un réel)
les yeux grands ouverts — on regarde ce qui au bord aspire — le miroir d’eau d’où quelque vérité appelle — en un tourbillon de visages effilochés — noyés dans la lave des jours — doutes et espoirs éparpillés entre sourires et grimaces — des voix qui remontent à la surface — sans début ni fin des phrases surgissent — buée des buées — qui s’évaporent dans le vide — on voudrait bien s’emparer d’un oracle — une langue du secret — une mélodie même monotone pour marquer le pas — un signe sur les parois des jours qui restent à traverser —