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(broder les heures les unes après les autres )
les yeux étroits comme ceux d’un chat — les yeux durs à décortiquer les grains de terre au sol — à scruter ce qui vit sous nos pieds — à espérer on ne sait quel trésor — se saisir de chaque minute de libre — les yeux comme des ciseaux — pour tailler dans le vif du temps qui passe — sur le haut des tempes il suinte des relents de colère — une poudre noire — l’étoffe noire du ciel — s’inquiéter d’une source nouvelle — où puiser des forces pour traverser les heures — et infuser un peu de paix —