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(tranquillement assister à la naissance du jour anniversaire d’une mort)
feuilleter le livre morceaux choisis de Victor Hugo — comme tous les ans — depuis que mon père n’est plus là — ouvrir au hasard ce vieux livre fatigué — et se laisser porter par les alexandrins — quelques vers choisis des rayons et des ombres — quelques mots alignés comme vivent des ombres — et un rythme s’imprime alors entre les tempes — la farandole de mots danse et virevolte — l’enfance n’est pas loin et le père est présent — prenez-vous par la main et marchez dans les herbes — puis refermer le livre — car tout finit ailleurs —