Choses qui s’évaporent

lundi 27 avril 2026, par Solange Vissac

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(sur une branche grise et nue un pigeon recroquevillé de froid)

aux premières secondes du réveil — attraper au vol ce qui va s’échapper — on le sait — ces images furtives qui ont peuplé les rêves — fragments du dernier songe — aux limites d’une réalité — où l’on se sentait bien — où l’on recherchait quelqu’un — dont on voudrait encore apprendre — recueillir ses paroles — se nourrir de sa pensée — se lover dans sa voix — mais le songe s’évapore — les bords se font plus fins — juste une image subsiste — on ne sait plus rien de l’échange — mais un sourire d’encouragement — peut-être — et poursuivre la route —

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