Accueil > Carnet > Choses qui s’illuminent
(un ciel pâle on dirait presque malade où tout le bleu s’est absenté)
par paresse on serait tenté d’aller se recoucher — ou de rester là à épuiser les songes — ou embrasser du regard des souvenirs déjà bien harassés — hésitations sur le comment du jour — puis s’immerger dans une suite de mails endormis dans un recoin de l’ordinateur — un échange empli de douceur et d’attention réciproques — et la lumière absente du ciel se décline dans des mots — et traverse les ans — ouvrant en grand des fenêtres dont on ne savait plus rien — et la maison devient toute frémissante de soleil —