de mon étrange relation avec Virginia...
Lors de ces ateliers mensuels, chacun est appelé à retravailler le texte, produit sur un temps relativement court, à lui redonner forme, même à totalement le remodeler s’il le souhaite et à donner aux autres membres du groupe ce qu’ils estiment achevé. Certains le font, d’autres pas. À chacun sa manière de se situer, de s’impliquer ! La quatrième séance a tournicoté autour des métaphores qui sont nombreuses dans les récits de Virginia et à partir (…)
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Virginia Woolf
Articles
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Mes Divagations/ 8
16 avril, par Solange Vissac -
Mes Divagations/ 22
18 avril, par Solange VissacJe reprends mes réflexions autour de ma relation à Virginia Woolf, car il me semble bien que je n’en ai pas terminé, et je pense aussi que je n’ai pas le désir que cela cesse. De nouveaux livres s’achètent, se feuillettent, se lisent, des émissions s’écoutent, des films se regardent, toujours en lien avec elle. Furetant entre les rayons des librairies au mois de février dernier la couverture vert amande d’un livre, intitulé Virginia Woolf journaliste, sous-titrée L’histoire méconnue d’une (…)
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Interlude 8/ à coups de
24 avril, par Solange VissacRimmed in a gold circle the looking-glass held the scene immobile as if everlasting in its eye.
Bordé d’un cercle d’or, le miroir figeait la scène comme pour l’éternité au centre de son œil.
à coups de lumière
dans les meurtrissures d’ombres
ultimes blessures à s’incruster
dans le miroir aux couteaux cerclés d’or
tout tend à se figer dans ce mirage
comme si l’éternité se laissait deviner
et consciente de l’extrême fragilité
que chaque chose chaque être sur terre
porte (…) -
Journal d’un écrivain/11
18 avril, par Solange VissacVendredi 28 mars 1930
Ce livre est décidément une très curieuse affaire. Il m’a fait vivre une journée d’enivrement dont j’ai pu dire : « La naissance d’un enfant n’est rien à côté. » Et quand je m’installai pour l’embrasser dans son ensemble et me disputai avec L. au sujet d’Ethel Smyth ; et dissipé la querelle en promenade ; et perçu la pression de la forme, sa splendeur, sa grandeur, comme jamais encore, peut-être, je ne l’avais ressenti. Mais je ne m’en débarrasserai pas par (…) -
Journal d’un écrivain/ 17
18 avril, par Solange VissacLundi 27 octobre 1930
Comme ma chambre est inconfortable et peu commode : une table où s’entassent les papiers, etc. Me voilà de nouveau attelée aux Vagues, et j’ai environ une heure et demie devant moi : un peu de temps pour Dante ; un peu de temps pour des manuscrits, et un peu de temps ici, avec une autre plume.
Virginia Woolf "Journal intégral 1915-1941" ( traduit par Colette-Marie Huet et Marie-Ange Dutartre)
(Cette notification n’a pas été retenue dans le Journal d’un écrivain ) -
Mes Divagations/ 20
18 avril, par Solange Vissacde mon étrange relation avec Virginia...
Depuis l’aube jusqu’à son coucher, nous avons suivi le cheminement du soleil : il s’est levé, s’est couché, a enluminé la mer et son rivage, a suscité la vie dans le paysage, oiseaux et fleurs se sont révélés, des objets inanimés se sont même animés dans les maisons soudainement baignés de lumière. Une journée mais c’est peut-être bien toute une année qui s’est écoulée, ou une vie. Le temps est distendu, les repères se perdent. Une densité de (…) -
Mes Divagations/ 23
18 avril, par Solange VissacDes connivences se sont installées. Un échange avec Christine Jeanney, dont le Journal de bord des Vagues m’a tellement apporté et aidé dans mon immersion dans ce livre, se produit de temps à autre. Là, c’est à propos de sa traduction de la nouvelle de Virginia Woolf Kew Gardens, que nous correspondons. Après sa traduction, que j’ai suivie sur son site Tentatives, Christine qui est aussi plasticienne a réalisé un livret format flutter ( terme qui m’était inconnu !). Elle le présente ainsi : (…)
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Interlude 6/ à petit feu
24 avril, par Solange VissacThe topmost leaves of the tree were crisped in the sun.
Les feuilles les plus hautes des arbres étaient croustillantes de soleil.
à petit feu
le soleil de ses intenses caresses
craquelle de sillons la canopée
cela croustille dans le creux de l’oreille
telle la complainte d’un insecte
cela blesse et enfièvre tous les épidermes
froisse un réel à se recroqueviller
comme si la mort se risquait à crépiter
dans ces cris suspendus au sommet des arbres
-- le (…) -
Interlude 1/ à l’unisson
22 avril, par Solange VissacThe birds sang their blank melody outside.
Au dehors les oiseaux chantaient une mélodie blanche.
à l’unisson
avec des silences incrustés de gouttes écarlates
de broderies de désirs et de rires
de la gorge chamarrée des oiseaux
sourd s’élève jaillit une mélodie blanche
éthérée veloutée infinie
irriguée d’un peu de brume à faire palpiter
encore plus fort les creux du cœur
et virevolter les proses incertaines
en des tourbillons de lumière sur la page blanche -
Interlude 5/ à claire-voie
24 avril, par Solange VissacBehind their conglomeration hung a zone of shadow in which might be a further shape to be disencumbered of shadow or still denser depths of darkness.
Derrière ce fatras, une zone d’ombre s’accrochait, d’où pourrait naître une forme sortie de l’ombre ou plus profonde encore d’obscurité.
à claire-voie
un chuchotement de feu follet
une ombre sortie de l’ombre
un de ces êtres venus de nulle part
entre un ici et un ailleurs
au visage sans visage comme pétrifié
les yeux ouverts (…)